Archive pour la catégorie ‘Entreprendre’
William Shakespeare chuchotait au monde dans Antoine et Cléopâtre : « Les mauvaises nouvelles, laissez-les s’annoncer d’elles-mêmes à l’instant où elles nous touchent ».
Une vision que partage le blog de l’employabilité en vous annonçant chaque semaine ses 3 bonnes nouvelles. Parce qu’être employable est aussi un état d’esprit.
1. Les créations d’entreprises toujours en forte hausse
En mars 2010, le nombre de création s’accroît de 15,7%, autoentrepreneurs compris.
L’engouement pour le statut d’autoentrepreneur ne semble pas se démentir. Après la très forte hausse enregistrée au mois de février, la création d’entreprises poursuit sur sa lancée au mois de mars, selon les derniers chiffres publiés par l’Insee ce jeudi matin.
2. Les offres d’emploi repartent à la hausse sur le web
Légère éclaircie sur le marché de l’emploi. Sans atteindre les niveaux de l’avant-crise, le baromètre d’avril 2010 progresse de 10% par rapport à l’année dernière.
Pôle emploi a d’ailleurs dressé le paysage du recrutement en Ile-de-France :
Du boulot pour les informaticiens, les commerciaux, les agents d’entretien, mais pour les autres, il faudra attendre.
Les ingénieurs et informaticiens : 14.721 intentions d’embauche.
Agents d’entretien de locaux : 12.046. Dans la région, le turnover est important, ce qui explique le nombre important d’intentions d’embauche dans ce secteur. Près d’un poste sur quatre est saisonnier.
Les commerciaux : 10.319 jobs. Sans surprise, les candidats seront surtout recrutés à Paris et à La Défense.
Les professionnels du spectacle : 8.720 postes. Dans la région, ils sont en augmentation. Mais restent plutôt précaires: 58% des embauches sont de courte durée.
3. Créer son entreprise sous le statut de l’EIRL sera possible dès janvier 2011
« Jusqu’à présent, un entrepreneur pouvait être ruiné au moindre revers professionnel. C’est la fin de ce scandale français ! », s’est félicité le secrétaire d’Etat aux PME, Hervé Novelli, après que le Sénat ait entériné son projet de loi pour créer le statut d’EIRL. Dès le 1er janvier 2011, les futurs créateurs pourront choisir de déclarer au registre du commerce les biens qu’ils souhaitent affecter uniquement à leur patrimoine professionnel et protéger ainsi leurs biens personnels.
N’hésitez pas à partager vos bonnes nouvelles : jc.saintgermain@agirplus.com
Vous venez à peine de saisir le concept d’eReputation, vous avez les yeux tout rouges à force d’effacer toutes traces du web de votre trépidante vie nocturne, vous êtes prêt pour le personal branding. Ce nouveau concept tout droit sorti du pays de l’oncle Sam pousse de plus en plus de jeunes diplômés et jeunes cadres dynamiques à faire de leurs noms, de leurs personnes une marque à part entière. Cette démarche originale et fortement différenciante est de plus en plus appréciée par les recruteurs mais attention à ne pas tomber non plus dans la parodie. Le personal branding bien utilisé permet de favoriser son employabilité, par ailleurs il est plus facile de vendre son entreprise que de se vendre soi même. Créer une entreprise ou une marque à son nom permet de clairement identifier une mission, un domaine de compétence mais aussi des points forts et des points à travailler. Enfin pourquoi ne pas imaginer un candidat adepte du personal branding se présentant devant un recruteur potentiel comme une entreprise à un client avec support visuel et chiffres à l’appui. Mais attention une telle démarche est à double tranchant, vous devez faire preuve d’un très grand professionnalisme, le moindre signe d’amateurisme vous nuirait bien plus que lors d’un entretien traditionnel.
Le blog de l’employabilité s’envole aujourd’hui direction New-York City à la rencontre d’Olivier Duval, un jeune Français installé depuis 3 ans dans la Grande Pomme. Il nous livre sa vision du management à l’américaine, les différences avec la France et vous donne quelques conseils bien avisés au cas où l’envie vous prendrait de poursuivre votre carrière chez l’oncle Sam.
Quel est votre métier et qu’est-ce qui vous a poussé à partir l’exercer à NYC?
Je suis actuellement Chef de Produit chez COTY, numéro un mondial du parfum. Je suis en charge des lignes de parfums Halle Berry et Beyoncé pour le marché américain.
Comment avez-vous établi vos contacts sur place ?
Après la fin de mes études à l’ESB Reutlingen Allemagne, j’avais très envie de partir vivre et travailler à NYC. J’ai fait un master à l’ISC et j’ai choisi de faire mon stage de fin d’études chez Coty car je savais qu’ils avaient leur siège à NYC. A la fin de mon stage, mon directeur marketing a fait suivre mon CV aux RH de NYC et, quelques mois plus tard, je partais avec deux valises faire un stage à NYC. Le stage n’était pas l’idéal, j’aurais voulu avoir un travail, mais aux Etats-Unis, il faut savoir faire ses preuves. Une fois que j’ai démontré mes compétences, mon management – de ma manager à mon Vice Président marketing- a tout fait pour que je reste chez COTY et obtienne un visa de travail.
Avez vous réussi à établir un réseau professionnel ?
Le réseau professionnel se crée au rythme des rencontres, l’échange de cartes de visite est la première étape, entretenir les contacts est la tâche clé. Comme partout, les gens changent beaucoup d’entreprises, d’autant qu’aux Etats-Unis le marché est beaucoup plus flexible : lorsqu’on change de travail, il est correct de donner deux semaines de préavis à l’entreprise mais ce n’est pas obligatoire.
Un élément important dans la création et le maintien d’un réseau professionnel est LinkedIn. Cela permet de garder contact avec des clients, fournisseurs ou collègues, mais également d’être contacté par des chasseurs de tête.
D’un point de vue professionnel, être un Français à NYC est-ce un atout ou un handicap ?
Je pense que c’est clairement un atout. Certes, il est difficile de trouver un emploi, mais une fois qu’on y est notre différence fait notre force. Nous avons une culture, une éducation et une vision très différentes des Américains. Les Américains ont également une culture du travail très différente. Coty est une entreprise peu hiérarchique : lorsque j’étais stagiaire, il m’arrivait de présenter régulièrement mes projets au Top Management, le PDG connaissait mon prénom après seulement quelques semaines !
Un des meilleurs exemples pour illustrer l’atout d’être Français et d’avoir un oeil différent sur la société ou la façon de faire du business, est mon projet de la fête des mères. Dans la culture américaine, lorsqu’on offre un cadeau à quelqu’un, on le présente toujours dans un sac avec du papier de présentation et une carte spécialement achetés pour l’occasion. Cela parait normal à tous les Américains, mais pas à un Français! J’ai donc développé un « Fragrance Gift Kit » (un kit cadeau parfum) pour la fête des mères qui comprend tous ces éléments : le parfums, le sac, le papier de présentation, la carte et en plus une carte cadeau de $20 pour acheter des fleurs chez l’Interflora américain. Cette offre très différenciée a permis d’augmenter le Chiffre d’Affaires de la fête des Mères de 75% par rapport à l’année précédente ! Il faut donc être curieux et ouvert aux différences et savoir les exploiter!
Pouvez-vous nous expliquer quelles sont les principales différences de management entre la France et les États-Unis ?
Ce qui est assez intéressant, c’est que j’ai travaillé dans la même société en France et aux Etats-Unis et ce sont deux entreprises totalement différentes.
Comme je le disais précédemment, je travaille actuellement dans une société avec une hiérarchie très réduite, on s’appelle tous par nos prénoms, ce qui rend tout de suite le contact plus facile, même avec le PDG. On est fortement responsabilisé, on nous juge sur nos résultats, on nous pousse à innover et penser autrement, ce qui est un élément clé dans un marché mature et très compétitif.
A l’inverse, lorsque j’étais stagiaire en France, j’avais des contacts très limités avec mon Vice-Président et aucun contact avec le Top Management. Je travaillais presque exclusivement avec mes chefs de produits.
Une différence culturelle majeure aux Etats-Unis est la façon de communiquer. On dit rarement les choses directement, on ne nous dit pas qu’on a fait du mauvais travail, il y a un langage particulier et subtil à saisir. Si on vous dit « good job » (bon travail), cela revient à dire que c’était pas mal; alors qu’en France, si je ne me trompe pas, lorsqu’on vous fait des compliments sur votre travail, ils sont certes rares mais honnêtes.
Concernant le management ou le développement de l’employabilité des salariés Français, quels sont les bienfaits du système américain que vous aimeriez voir appliquer en France ?
Je pense que si on est bon, on évolue beaucoup plus vite aux Etats-Unis. C’est également un marché extrêmement flexible, on peut quitter son travail du jour au lendemain, mais à l’inverse, on peut également se faire remercier du jour au lendemain, sans pour autant s’y attendre. Ce que j’apprécie particulièrement chez Coty à NY est le fait de changer de marque régulièrement. En trois ans et demi, j’ai changé 3 fois. A chaque fois, je travaille avec de nouvelles personnes pour faire face a des problématiques différentes.
Par ailleurs, le fait de changer facilement de travail ou de poste au sein de la société est aussi quelque chose de très motivant intellectuellement.
Aussi, changer de travail ne fait pas peur, c’est toujours perçu comme quelque chose de positif par les américains.
Et l’inverse ?
Une des forces du système français est sans aucun doute la formation. Chez Coty, sous forte influence française, certaines formations commencent à être proposées aux Etats-Unis, mais cela n’a rien à voir avec l’offre de formations en France. De mon côté, en 3 ans et demi, je n’ai pas eu une seule journée de formation.
Jugez-vous que cette « expatriation » est un atout pour votre carrière ?
Définitivement. Aller dans d’autres pays nous force à s’ouvrir aux différences et s’en enrichir. On apprend beaucoup de ces différences. Il ne faut pas non plus oublier que le marché américain est toujours un marché clé, alors il est important d’en avoir une bonne compréhension, surtout lorsque l’on travaille dans le marketing.
Quel conseil donneriez-vous à un lecteur de notre blog qui souhaiterait vivre une expérience similaire ?
Je pense qu’il faut d’abord savoir être persistant, ce ne sera pas quelque chose qui se passera du jour au lendemain.
Si vous êtes étudiants, faites comme moi, partez en stage, choisissez une société qui pourra éventuellement vous sponsoriser.
Si vous travaillez, pareil, travaillez dans une société internationale avec une activité importante aux Etats-Unis pour ensuite demander un transfert.
Enfin si vous êtes très courageux, partez avec votre visa de touriste de 3 mois et démarchez les entreprises sur place. Mais pour être honnête, à moins d’avoir une qualification très spécifique, il vous sera difficile dans le contexte actuel de trouver un travail.
Et surtout, créez votre compte LinkedIn et activez votre réseau, comme pour tout travail, on a toujours un ami d’un ami qui pourra faire passer un CV à la bonne personne!
Lancé le 1er janvier 2009, le statut d’auto-entrepreneur a connu une progression fulgurante.
En un an, 342 000 personnes se sont enregistrées auprès de l’Urssaf sous ce statut soit plus d’un entrepreneur sur deux.
Mais ces bon chiffres cachent une réalité beaucoup moins rose qui représente un risque partagé et des effets pervers.
Faisons donc un rapide voyage à la découverte des vices cachés de l’auto-entreprenariat :
- Les dérives du statut
Peu de paperasserie, un régime social et fiscal à taux préférentiel et surtout pas d’impôt avant de gagner de l’argent.
En contrepartie, l’auto-entrepreneur ne peut pas dépasser 32 000 euros de chiffre d’affaires par an pour toutes les prestations de services et 80 000 euros pour les activités de ventes.
Mais de plus en plus de dérives sont constatées : pour garder ce statut avantageux, certains auto-entrepreneurs dissimulent une partie de leur chiffre d’affaires.
- Le salariat déguisé
Dans la pratique, de nombreuses PME ont utilisé ce statut pour éviter d’embaucher leurs nouveaux collaborateurs.
Ce salariat déguisé leur permet de ne pas payer de charges, de primes de précarité ou de congés.
Cette pratique est déjà encadré par le droit du travail : le salarié faussement recruté comme auto-entrepreneur peut demander une requalification de son travail et des dommages et intérêts au pénal.
- Pas de filet de sécurité
En cas d’erreurs, de dégâts ou d’accidents, les autoentrepreneurs doivent assumer les dommages.
Ils peuvent tout perdre car la garantie des biens propres n’est pas automatique. En cas de risques importants, il est impératif de demander à un notaire d’effectuer une déclaration d’insaisibilité de sa résidence principale et de tous ses biens fonciers.
En résumé, ce statut permet de faciliter l’entreprenariat mais le bénéficiaire, l’employeur et le législateur doivent être attentifs aux dérives qu’il génère.
En outre, le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, a annoncé le dépôt d’un amendement pour mieux encadrer ce régime. Il sera examiné le 8 avril et vise à obliger les auto-entrepreneurs à faire une déclaration d’activité quel que soit le montant du chiffre d’affaires et à limiter à trois ans le bénéfice du régime pour les auto-entrepreneurs qui exercent leur activité à titre principal.
Vous êtes cadre en recherche d’emploi alors devenez Intrapreneur avec la mesure Dynamicadre
Dynamicadre est un dispositif de formation financé par le Conseil Régional d’Ile de France.
Son but est d’activer les projets dormants des PME dans une perspective de placement durable et de développement de compétences.
Devenir Intrapreneur, c’est entreprendre dans le développement d’une PME et ainsi créer votre emploi
Comment faire :
Choisissez un cabinet de conseil labellisé Dynamicadre. Il a pour mission de vous préparer et vous suivre tout au long de la mission.
Il vous accompagne selon 4 étapes :
- Conseil personnalisé : analyse de votre potentiel, cartographie de vos compétences clés, mise à plat de votre offre de service, ajustement de votre cible et validation de votre plan de développement.
- Recherche d’une mission et signature d’un contrat tripartite.
- Immersion dans la PME pendant 3 à 6 mois.
- Mise en œuvre de votre plan de développement au travers d’un programme de formation à la carte (communication, gestion …).
Mon avis:
Dynamicadre est un dispositif gagnant-gagnant, il fait + de 60% de placement durable ! 80% des missions sont trouvées via une démarche réseau.
Les patrons de PME adorent, car c’est concret, et ils sont tous un projet.
Interrogez les !
en savoir plus http://www.iledefrance.fr/
Débarqué des États-Unis, le phénomène des « mompreneurs » s’implante progressivement en France. Cette expression, contraction de « mom » (maman en anglais) et « entrepreneur », désigne les femmes qui se lancent dans la création d’entreprise pendant ou à la suite d’une grossesse. En France où 30 % des chefs d’entreprise sont des femmes, le phénomène reste difficile à chiffrer alors qu’aux États-Unis on compte déjà plus 5 millions de femmes qui se sont lancées dans cette aventure. Selon Marlène Schiappa-Bruguière, fondatrice de Maman Travaille, un réseau qui rassemble 2500 mères actives, les mompreneurs françaises sont de plus en plus nombreuses : elles seraient près de 10 000 à s’être lancées. Elle ajoute que les profils ont changé aux cours des années, « alors que les premières mompreneurs étaient très diplomées, aujourd’hui, ce sont d’anciennes salariées, mères au foyer ou femmes au chômage ».
Un phénomène qui s’explique.
« Avec la naissance d’un enfant, les femmes gagnent en confiance et éprouvent le besoin de s’accomplir » explique Anne-Laure Vincent, mère de quatre enfants et directrice générale d’auFeminin.com et cofondatrice de marmiton.org. Les jeunes mères font souvent preuve de créativité, de motivation et de maturité, qualités indispensables à tout créateur d’entreprises. De plus, « Ces femmes tentent d’autant plus facilement l’aventure que le statut d’auto-entrepreneur permet de limiter les risques grâce à des démarches simplifiées et à des charges réduites ».
Les nouvelles technologies et notamment le boom d’internet et du ecommerce offrent la possibilité de travailler à domicile avec des horaires compatibles avec des enfants en bas âge. Le travail à domicile est ainsi plébiscité par la plupart des mompreneurs qui ont la particularité de souvent commercialiser des produits ou des services destinés aux mères ou à leurs enfants.
De plus en plus de femmes surfent sur le phénomène.
« Beaucoup de femmes ont compris qu’il s’agissait d’un bon filon de communication » explique Mme Schiappa-Bruguière. Certaines femmes revendiquent même un statut de mompreneur pour bénéficier du soutien d’un réseau alors même qu’elles ont créé leur entreprise bien avant la naissance de leur premier enfant. Ce réseau est notamment porté par l’association Les mompreneurs créée en 2008 mais aussi par Mompreneurs France. Pour Anne-Laure Constanza fondatrice de Mompreneurs France : « Les réseaux sont utiles mais pas suffisants : il faut créer des vraies structures d’accompagnement, notamment pour faciliter l’accès au financement, souvent fermé aux jeunes mères ».
En conclusion, le sociologue Eric Fassin, professeur à l’Ecole Normale Supérieure estime qu’il ne faut « pas minimiser l’intérêt d’un tel phénomène » : « En France, où les femmes sont particulièrement exposées au chômage et au temps partiel, cela montre leur volonté de ne pas décrocher. Elles réclament leur place. » Et la prennent…
Selon un sondage Ifop sur la création d’entreprise réalisé pour le réseau CCI-entreprendre (chambres de commerce et d’industrie), un français sur quatre se déclare prêt à créer son entreprise. Par ailleurs, les entrepreneurs de demain sont pour près de la moitié âgés de moins de 35 ans et ils sont plus de 15 % à vouloir mener à bien leurs projets dans l’année. Il est à noter que cet engouement pour la création d’entreprise ne signifie pas que les Français tablent sur une amélioration de la situation économique, au contraire, selon le sondage, ils sont 68 % à penser que la crise ne se terminera pas cette année.
Pour encourager ce mouvement, le réseau CCI-entreprendre précise par la voix de son président, Yves Fouchet, «qu’un groupe de 40 personnes a travaillé pour définir des normes communes. Nous allons éditer des guides nationaux sur la création et la transmission et également adapter nos produits aux autoentrepreneurs». L’objectif pour le réseau est d’apporter des solutions pratiques à tous les hommes et les femmes qui souhaitent se lancer dans l’aventure.
Source : Le Figaro

