« Imaginer l’administration de demain« , tel est le défi lancé par la Direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME) à près de 200 étudiants par le biais d’un « serious game » ou jeu sérieux. Cette initiative est une première pour l’administration qui lance son premier « business game » alors que de nombreuses entreprises privées se sont déjà lancées dans l’aventure. Généralement appelés « serious game » ou « buisiness game », les jeux sérieux sont des jeux vidéos destinés au monde de l’entreprise, ils obéissent pour la plus part aux même codes et sont soumis aux même contraintes que les jeux traditionnels.
Qu’ils soient destinés à être utilisé en interne pour la formation ou au contraire comme outil de communication ou de recrutement, les « serious game » sont de plus en plus utilisés par le privé comme la Société générale qui propose depuis quatre ans aux étudiants du monde entier « d’inventer la banque de demain« , avec Citizen Act. Une manière pour la banque de communiquer à l’international au près des jeunes à moindre coût et de façon ludique.
Cet outil peut également être utilisé pour développer l’image employeur d’une marque ou d’une société, ainsi L’Oréal vient de lancé le jeu Reveal by L’Oréal. Le joueur est immergé dans un monde virtuel où il incarne un collaborateur junior qui découvre l’ensemble des métiers du groupe, ainsi il peut révéler ses talents. A la clé, près de 500 embauches et plus de 2500 stages partout dans le monde. Avec Moonshield, Thales utilise une démarche analogue : le joueur doit construire une base lunaire pour sauver la terre menacée par une pluie d’astéroïdes. «Il devra comprendre les technologies de Thales et les maîtriser», explique Yves Dambach, PDG de KTM Advance, concepteur du jeu.
Enfin les jeux sérieux peuvent être utilisé pour la formation des collaborateur comme des outils de e-learning, ainsi Starbank the Game de BNP Paribas permet à un nouvel arrivant dans la banque, de découvrir l’ensemble des métiers du groupe. Le jouer entre dans la peau d’un gestionnaire ayant pour mission de créer une banque dans une cité orbitale. «Avec la crise, le e-learning est en forte progression : on demande de former plus, aux quatre coins du monde, avec moins d’argent», observe Yves Dambach.
Source : Le Figaro

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