Articles avec le tag ‘chômage’
Quelle est professionnellement la pire situation dans laquelle on peut se retrouver ? Sans emploi bien évidemment, en laissant de côté tous les cas de souffrance au travail, ou parfois, il vaut mieux être au chômage que dans une telle situation.
Ainsi, le risque lié à une action tout aussi audacieuse qu’elle puisse être pour un demandeur d’emploi reste très limité puisque sa situation ne peut pas s’aggraver plus qu’elle n’est déjà. Autrement dit, « on ne risque rien ». Par conséquent avec un peu de culot et d’audace pourquoi ne pas prendre son téléphone pour rappeler l’ensemble des employeurs qui n’ont pas donné suite à vos sollicitations. Vous ne connaissez pas le nom de votre interlocuteur ou sa secrétaire ne veut pas vous le passer, rendez-vous sur le site internet de l’entreprise ou sur les réseaux sociaux pour trouver son nom ou ses coordonnées. Aujourd’hui presque toutes les entreprises sont présentes sur le web et de plus en plus sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, vous serez surpris de la quantité d’informations présentes sur ces nouveaux médias, numéro de téléphone portable, formation, mais aussi loisirs et hobbies.
Autant d’informations qui peuvent vous servir de porte d’entrée vers un recruteur potentiel : une passion ou un parcours en commun peuvent servir de lien. ATTENTION, vous n’êtes pas censé disposer de ce genre d’informations alors n’en abusez pas, au risque de créer l’effet inverse que celui désiré. Ainsi avec un peu de culot et d’audace, il est possible d’obtenir un entretien en utilisant des moyens moins conventionnels. Il est même possible d’aller beaucoup plus loin, comme par exemple se présenter à l’improviste dans une société. Bon nombre d’employeurs verront cette démarche comme une preuve de motivation et vous accorderont un entretien, après c’est à vous de faire la différence.
La télé-réalité et l’emploi sont deux domaines qui paraissent assez éloignés pourtant avec la crise de plus en plus de boites de production présentent des projets qui les unissent. L’explosion du taux de chômage dans le monde a entrainé son lot de conséquences notamment dans le paysage audiovisuel mondiale ainsi de plus en plus d’émission de télé-réalité mettent en scène le monde du travail en proposant par exemple de décocher un stage ou un emploi. Ce nouveaux genre d’émissions applique les même codes que la télé-réalité traditionnelle ; ici il ne s’agit pas de charité, un emploi ça se mérite et les candidats sont généralement soumis à diverses épreuves pour exposer leurs motivations, leurs goûts du travail mais également leurs résistances face au stress ainsi que leurs compétences.
En France seule TF6 s’est engouffré dans la tendance.
En France le phénomène reste limité, seule la chaîne du satellite TF6 propose pour le moment une émission de ce type. Dans son émission « Mon stage de rêve », la chaine propose à quatre jeunes de s’affronter pendant une semaine pour avoir le droit de rester dans leur entreprise et se former. Pour l’instant la chaîne refuse de communiqué sur la durée des stages proposés ainsi que sur l’indemnité reçue par le gagnant. Par ailleurs, elle refuse égallement d’assimilé son programme à de la télé-réalité, elle le voit plus comme un docu-réalité. Pourtant selon l’Express tous les codes de la télé-réalité sont réunis, pendant quatre jours, les futurs stagiaires sont soumis à une série d’épreuve et sont évalués par un jury constitué du directeur de l’entreprise et de ses assistants.
Mon stage de rêve (TF6)
envoyé par Tele-Loisirs. – Regardez les dernières vidéos d’actu.
Outre-Rhin le phénomène est amplifié ainsi, l’Allemagne vient de lancer « Job Duell », une émission dans laquelle quatre candidats s’affronte pour convaincre un patron de les embaucher. La chaine suisse La Télé prépare également un projet dans lequel huit candidats seront en compétition pour décrocher un emploi de responsable de projet dans une grande entreprise.
Une thématique qui peut engendrer son lot de dérive.
Dans un autre genre, la filière américaine d’Endemol a annoncé l’année dernière qu’elle travaillait sur un nouveau concept intitulé « Someone’s Gotta Go » (quelqu’un doit partir). Le principe est simple, chaque semaine, le patron d’une entreprise en difficulté réunit ses salariés pour leur demander de désigner le prochain licencié. Pour les « aider » dans leurs choix, l’employeur met à disposition toutes les documents administratifs de l’entreprise (fiche de paye, évaluations, notes internes…). Il semble que la chaîne Fox ait dores et déjà fait part de son intérêt pour le concept.
Avec ce genre d’émission on peut se demander jusqu’où ira la télé-réalité en matière de ressource humaine, il n’est pas impossible de voir apparaitre sur les ondes des émissions qui propose au public de voter pour le maintient d’une personne dans une entreprise ou son licenciement. Avec un peu d’imagination, nous verrons bientôt des présentateurs vedette vous demander d’envoyer par SMS 1 pour virer la secrétaire et 2 pour la garder.
Selon l’OCDE* (l’organisation de coopération et de développement économique) qui vient de publier ses perspectives pour l’emploi, « le pire est dernière nous ». En effet avec un taux de chômage moyen de 8,6 % en mai 2010 dans les pays membres de l’OCDE et 17 millions d’emploi perdus depuis le début de la crise, le marché de l’emploi viendrait d’atteindre son point critique.
Cependant l’OCDE avertit les gouvernement, il n’est pas question pour l’instant de relâcher leurs efforts. D’autant plus que la situation devrait s’améliorer lentement, augmentant du même coup le nombre de chômeurs de longue durée dont le reclassement restent le plus problématique. «En dépit des signes de reprise dans la plupart des pays, le risque demeure que des millions de personnes perdent le contact avec le marché du travail», avertit le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria. L’organisation préconise notamment de recentrer les aides sur les dispositifs les plus efficaces comme la formation et l’allégement des charges visant les chômeurs de longue durée.
En France, l’OCDE remarque que la hausse du chômage a été plus faible que la moyenne observée dans les pays membres de l’OCDE seulement 2,1 %. Aujourd’hui, avec un taux de chômage de 9,9 %, la France se situe au dessus de la moyenne de l’OCDE. Comme dans tous les autres pays de la zone, le taux de chômage devrait commencer à diminuer pour atteindre 9,5 % à la fin de l’année 2011. «Il s’agit d’une reprise timide de l’emploi», commente l’OCDE.
* L’OCDE est composée de 31 pays : l’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, la Belgique, la Canada, le Chili, la Corée, le Danemark, l’Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Islande, l’Irlande, l’Italie, le Japon, la Luxembourg, le Mexique, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République slovaque, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse, la Turquie.
Dans cette commune du Rhône, la municipalité eu une idée originale et intéressante pour lutter contre le chômage à bas prix : imprimer des CV de demandeurs d’emploi sur des sets de table. L’initiative lancée au mois de septembre dernier à permis en moins d’un an à 44 chômeurs de Saint-Priest de diffuser leurs CV, d’abord limitée à la cafétéria du pôle technique de la commune (600 entreprise), l’opération vient de s’étendre à quatre nouveaux restaurants depuis le début du mois de juin.
Parmi 44 chômeurs qui ont participé à l’opération, 27 ont repris une activité, dont 3 en CDI et 11 en CDD de plus de six mois. Pour l’adjoint au Maire (PS) en charge du développement économique Philippe Nicolino, « Cette opération est une façon de ne pas rester les bras ballants devant la crise et les discours négatifs. On avait rien à perdre ». Il rappel également que l’opération n’a couté que 3300 euros et a été lancée dans une « époque de grande morosité ».
Cette initiative aussi originale soit elle montre bien qu’il est possible avec un peu d’imagination de lutter efficassement contre le chômage en France sans lancer des plans d’envergure nationalle à plusieurs centaine de millions d’euros.
Alors que l’Allemagne annonçait la semaine dernière à la surprise générale, un recul de son taux de chômage (voir Un recul inattendu du taux de chômage allemand), le taux de chômage espagnole vient de dépasser le pallier symbolique des 20 % (20,05 %) au premier trimestre 2010. Le nombre de personnes sans emploi s’est élevé à 4,612 millions, soit 286 000 personnes de plus qu’au trimestre précédent, et 602 000 de plus qu’un an plus tôt. Par ailleurs, le chômage n’avait pas dépasser la barre des 20 % en Espagne depuis le quatrième trimestre 1997.
La courbe du chômage a atteint son plus haut et devrais commencer à décroitre.
Depuis le troisième trimestre 2007, où il avait atteint un plancher historique à 7,95 %, le taux de chômage en Espagne ne cesse d’augmenter sous les effets de la crise mais aussi de l’éclatement de sa bulle immobilière. D’après le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, « le taux de chômage est arrivé à son niveau le plus élevé au premier trimestre et nous allons avoir une réduction du taux ». Par ailleurs, La ministre de l’économie, Elena Salgado, a reconnu qu’en dépassant les 20 %, le taux de chômage avait atteint un pic, mais elle a égallement rapellé que le gouvernement espagnol, prévoit un taux de chômage moyen de 19 % en 2010.
L’emploi reste subventionné en Espagne.
L’Espagne se trouve dans une situation économique et sociale préoccupante, pour preuve, les ressentes déclaration de l’Anfac, l’Association des constructeurs automobiles espagnoles, selon cette association, 16 400 emplois sont conditionnés par le prolongement de la prime à la casse par le gouvernement. Cette annonce intervient, alors que 70 % du budget alloué pour le prolongement de cette mesure en 2010 a déjà été consommé. Cette exemple peut paraitre anecdotique, mais il montre bien la situation excessivement difficile dans laquelle se trouve le gouvernement espagnol qui doit subventionné massivement son économie alors que sa dette ne cesse d’augmenter. En pleine crise grecque, au moment où l’on parle de contagion aux économies européennes, la situation de l’Espagne (et son voisin le Portugal) reste très inquiétante.
Les contrats aidés victimes de leurs succès.
Depuis leur réforme du 1er janvier 2010, les contrats subventionnés par l’État sont victimes de leurs succès. Ainsi, plus de 180 000 contrats de ce type ont été signés selon les derniers chiffres du 19 avril, dont près de 60 000 dans le secteur marchand. C’est chiffres sont deux fois supérieure aux prévisions du gouvernement mais s’expliquent par les importantes subventions (47 % du Smic horaire brut depuis le début de la crise contre 30 % auparavant) dont bénéficient les entreprises qui les utilisent.
Une mesure pour limiter l’envolée du chômage.
Alors oui, ces emplois aidés permettent de contenir l’envolée du chômage, mails ils pèsent lourd sur les finances publique. Chaque contrat signé coûte environ 550 euros par mois à l’État, soit plus de 350 millions d’euros depuis le début de l’année qui ont ainsi été dépensés. C’est en partant de ce constat que Laurent Wauquiez prévoit de « réserver » ce type de contrat aux publics en difficultés. Il s’est d’ailleurs engagé devant les partenaires sociaux à créer 50 000 nouveaux contrats aidés à destinations des jeunes chômeurs en fin de droits et ceux de longue durée. Ces nouvelles mesures ne devraient avoir lieu qu’à partir du second semestre 2010 et s’accompagneraient vraisemblablement d’une réduction des subventions.
A la surprise générale le taux de chômage en Allemagne a nettement reculé en passant de 8,1% contre 8,5% en mars soit 162 000 demandeurs d’emploi en moins.
Le recul est confirmé en données corrigées des variations saisonnières (CVS), privilégiées par les économistes, avec un taux de chômage de 7,8% contre 8,0% en mars, là où les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires attendaient un taux stable. Par ailleurs, le taux de chômage atteint par l’Allemagne en avril est le plus bas depuis décembre 2008, c’est même la plus forte baisse enregistrée depuis début 2008 en données CVS.
Face aux “incertitudes de l’économie mondiale”, “le marché de l’emploi est un roc dans la tempête”, a jugé la ministre de l’Emploi Ursula von der Leyen (CDU) lors d’un point presse. Par ailleurs, la ministre a soulignée que cette baisse est beaucoup plus importante que celle généralement enregistrée avec le retour des beaux jours et la reprise du tourisme et des constructions.
Les économistes expliquent ce phénomène notamment par la conjugaison de deux facteurs : les accords salariaux orientés sur la sauvegarde de l’emploi, en particulier dans la métallurgie ainsi que le recours massif au chômage partiel. Les subventions de l’Etat au chômage partiel “semblent continuer à porter leurs fruits”, selon Mme McKeown de Capital Economics. Sans ces aides publiques pour aider les entreprises à garder leurs salariés, “la situation ne serait pas aussi bonne”, a reconnu Mme von der Leyen. Par ailleurs, on a récemment appris que Berlin avait décidé de prolonger jusqu’à mars 2012 le dispositif, qui a permis de sauver environ 1,1 million d’emplois en Allemagne en 2009, selon les chiffres du gouvernement.
Pour conclure, les experts mises sur une stabilisation de marché de l’emploi Allemand dans les mois à venir. C’est également l’avis des principaux instituts de conjecture outre-Rhin qui tablent saur un taux de chômage moyen de 8,1 % sur l’année 2010.
Alors exemple à suivre ?
Après la légère baisse du nombre de chômeurs en mars en France, le secrétaire d’Etat à l’Emploi déclare tabler sur une « inversion durable » de la courbe du chômage dans le courant de l’année 2010. De son coté, Le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement relevé sa prévision de croissance mondiale, à 4,2% en 2010.
Selon un sondage réalisé par Viavoice pour Hec, le Figaro économie, France Inter et France 24, le moral des cadres en mars a progressé de huit points par rapport à février, retrouvant ainsi son niveau de 2005. Selon François Miguet, président de Viavoice interrogé par le Figaro, cette hausse tient autant à des facteurs microéconomiques que macroéconomiques, par ailleurs elle clôt la période de dépression entamée à l’automne 2008.
L’emploi principale facteur d’influence sur le moral des cadres.
L’augmentation modérée du nombre de chômeurs du mois dernier conjuguée aux déclarations du premier ministre estimant que la courbe du chômage « devrait s’inverser » ont favorisé ce regain de moral chez les cadres. Ainsi, ils ne sont plus que 23 % contre 28 % le mois précédent, à penser que le nombre de chômeurs « augmentera nettement » dans les prochains mois. Par ailleurs 25 % des cadres soit une augmentation de 7 points pensent que les opportunités de carrière au cours des prochains mois « seront importantes ».
La situation politique agit sur le morale des cadres.
Le succès de la gauche aux élections régionales ont également joué un rôle dans cette amélioration. « Leur résultat a rassuré les Français de gauche sur la capacité de leur camp à s’inscrire dans une dynamique de conquête du pouvoir et ceux de la droite sur la détermination du président de la République à maintenir le cap et à poursuivre les réformes engagées, à l’exception de la taxe carbone », souligne François Miquet-Marty.
Le moral des cadres est encore un nouvelle indice de l’amélioration progressive de la situation économique et social en France et plus généralement dans le monde. Tout doucement nous nous dirigeons vers une sortie de crise, mais des mesures doivent encore être prise notamment en terme d’emploi si on ne veut pas recommencer les erreurs du passé.
Bien que le taux de chômage reste exceptionnellement haut, de plus en plus de signes laissent penser que la situation va s’améliorer (voir Chômage : une éclaircie à l’horizon.). Le recrutement en ligne va également dans ce sens, ainsi le site d’offres d’emploi Monster vient d’annoncer une progression de 13 % de son indice au mois de février (4 % au cours des 12 derniers mois). Selon le vice-président de Monster France, Bruno Brémond, « La hausse de février marque un tournant dans l’activité du recrutement en ligne et rompt avec la tendance à la baisse quasiment continue de l’année 2009″. Cette annonce intervient alors que les initiatives visant à promouvoir le recrutement sur Internet se multiplie (voir Chômage : une éclaircie à l’horizon, Monster eDays : un salon de recrutement virtuel accessible à tous).
La situation s’améliore pour tour le monde
Par ailleurs, Monster précise que la hausse du recrutement concerne l’ensemble des secteurs avec bien sur quelques disparités. Il est intéressant de souligner que ce phénomène de reprise générale observé est commun à tous les signes de rebond du marché de l’emploi même si certain secteur sont plus ou moins touchés il semblerai que la reprise annoncée sera générale. En plus de cette annonce Monster en partenariat avec Acteur Publics, vient de publier les résultats de l’étude sur le recrutement en ligne dans le secteur public en France et en Europe, ces résultats viennent confirmer la bonne santé du recrutement en ligne en France. Selon cette enquête, la forte évolution observée en France (+24 % en 2009 par rapport à 2008) est d’autant plus important que tous les autres pays, à l’exception du Danemark (+ 9 %) sont en repli.


