Articles avec le tag ‘Emploi’
Dans cette commune du Rhône, la municipalité eu une idée originale et intéressante pour lutter contre le chômage à bas prix : imprimer des CV de demandeurs d’emploi sur des sets de table. L’initiative lancée au mois de septembre dernier à permis en moins d’un an à 44 chômeurs de Saint-Priest de diffuser leurs CV, d’abord limitée à la cafétéria du pôle technique de la commune (600 entreprise), l’opération vient de s’étendre à quatre nouveaux restaurants depuis le début du mois de juin.
Parmi 44 chômeurs qui ont participé à l’opération, 27 ont repris une activité, dont 3 en CDI et 11 en CDD de plus de six mois. Pour l’adjoint au Maire (PS) en charge du développement économique Philippe Nicolino, « Cette opération est une façon de ne pas rester les bras ballants devant la crise et les discours négatifs. On avait rien à perdre ». Il rappel également que l’opération n’a couté que 3300 euros et a été lancée dans une « époque de grande morosité ».
Cette initiative aussi originale soit elle montre bien qu’il est possible avec un peu d’imagination de lutter efficassement contre le chômage en France sans lancer des plans d’envergure nationalle à plusieurs centaine de millions d’euros.
Selon l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) seulement 5 % des cadres ont changé d’employeur en 2009 contre 8 % en 2008.
« Il faut remonter aux années 2000 et à l’éclatement de la bulle internet pour retrouver ce niveau » souligne Eric Verhaeghe, président de l’Apec à l’occasion de la présentation de l’enquête annuelle sur la mobilité des cadres. Le gel des recrutement et la crise économique ont bien entendu pesé sur le moral des cadres qui ont préféré assuré leur emploi plutôt que de se lancer dans une nouvelle aventure en changeant d’entreprise.
Autre point souligné par l’étude, l’augmentation de la proportion des départs involontaires. Ainsi moins de 3 % des cadres qui ont changé de job en 2009 ne sont pas passé par une période d’inactivité et donc par le pôle emploi.
Ce manque de confiance ambiant touche toutes les fonctions. Selon le dernier baromètre « Mobicadres » du site internet Nomination, 21.3 % des 5000 dirigeants interrogés se disent mobiles, soit une diminution de 12 point par rapport à 2008.
La mobilité interne privilégiée.
Faute de mobilité externes, les cadres ont privilégiés la mobilité interne, ainsi un cadre sur cinq a changé de poste au sein de son entreprise en 2009. Selon l’Apec, la mobilité interne permet aux DRH de fidéliser leurs cadres, mais elle est aussi trop souvent utilisée comme variable d’ajustement suite à une réorganisation. Près d’un tiers des managers, qui ont obtenu un nouveau poste en interne, l’ont vécu comme une contrainte.
Selon une récente étude de Manpower, les ingénieurs dans le monde restent relativement épargnés par la crise en matière d’emploi. Par ailleurs, cette étude montre également les difficultés qu’on les entreprises a recruté de tels profils pour cause de pénurie, notamment en Asie et en Amérique du Sud.
En France toutefois, cette pénurie est moins marquée, les quelques 30 000 ingénieurs qui seront diplômés cette année (27 000 en 2007) devraient suffire à la demande qui se ralentit en cette période de crise. En effet, d’après une enquête que s’apprête à publier le CNISF (Comité national des ingénieurs et scientifiques de France), l’insertion professionnel des ingénieurs se dégrade avec un taux de chômage en hausse d’environ 2 % l’an dernier. Ce qui n’empêche pas certains industriel de déplorer une relative pénurie de certaines compétences notamment techniques. D’autant que de plus en plus de jeunes diplômés tournent le dos à ces métiers pour ce destiner au management ou à la banque d’affaires.
« L’éventail des métiers auxquels ont accès nos diplômés s’élargit, relève Hervé Biausser, directeur de Centrale Paris. Notamment vers les services comme le conseil ou l’assurance, qui s’ajoutent ainsi aux emplois bancaires. En outre, de nouveaux métiers apparaissent, liés au développement durable, à l’énergie, à l’environnement… Résultat, jusqu’à ces dernières années, nous avions du mal à répondre aux besoins des industriels. » Le secteur de l’informatique est par exemple parmi les plus délaissé par les ingénieurs.
Il convient cependant de nuancer ce constat. « Avec la crise, certaines entreprises limitent leurs recrutements, note Alexandre Rigal, directeur exécutif de la Cdefi (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs). Mais dans le même temps, d’autres tentent de relancer leur dynamique d’innovation, notamment en embauchant des jeunes ingénieurs pour leur R&D. Sans parler des besoins nouveaux liés au développement durable. Ces différents éléments, parfois contradictoires, brouillent la visibilité. Mais, nous n’avons pas, à ce stade, d’inquiétude majeure pour l’insertion des jeunes ingénieurs. »
62 ans
«L’âge légal de départ, C’est le coeur de notre réforme», a expliqué mercredi matin Eric Woerth. En pratique, les personnes nées en 1950 seront les dernières à pouvoir partir à la retraite à 60 ans. Celles nées en 1951 devront travailler jusqu’à 60 ans et quatre mois, celles nées en 1952 jusqu’à 60 ans et huit mois, et ainsi de suite jusqu’à la génération née en 1956, pour laquelle l’âge légal de départ à la retraite sera fixé à 62 ans. Ce qui implique que la réforme sera mise en place pour tout le monde en 2018, et non pas en 2020. Parallèlement, l’âge de départ à la retraite qui permet de toucher une pension à taux plein sera porté de 65 à 67 ans.
41,5 ans
Il s’agit de la durée de cotisation qui passera à 41 ans et un trimestre en 2013, et à 41,5 ans en 2020.
41%
Les foyers fiscaux situés dans la tranche supérieure du barème de l’impôt sur le revenu se verront imposés à hauteur de 41% au lieu de 40%.
14%
Correspond à la la contribution de l’employeur sur les stocks options. Elle progresse de 4%. Celle des salariés passera de 2.5 à 8%.
10.000
C’est le nombre de personnes qui devraient bénéficier du nouveau droit sur la pénibilité Les personnes dont l’état de santé a été dégradé du fait de leurs conditions de travail (subissant une incapacité égale ou supérieure à 20% et bénéficiant d’une rente pour maladie professionnelle) pourront en effet partir à 60 ans avec une retraite à taux plein, quelque soit leur nombre de trimestres.
4,4 milliards d’euros
C’est l’économie qui sera réalisée en alignant le taux de cotisation retraite sur les salaires des fonctionnaires sur celui des salariés. Ainsi , il passera de 7,85% à 10,55% en 10 ans.
55 ans
C’est l’âge qui donnera droit à une aide à l’embauche d’un an pour les chômeurs pour éviter un afflux de chômeurs supplémentaires
709 euros
C’est la niveau de retraite minimum accordé au agriculteur fin que ceux qui ont peu cotisé bénéficient d’un minimum suffisant.
6
Il s’agit du nombre de trimestres validés par la solidarité afin de préparer retraite des chômeurs non indemnisés. Actuellement, il est de 4 trimestres.
Selon l’Insee les salaires dans les entreprises ont progressé en 2008 alors même que l’activité économique commençait déjà à fortement ralentir.
Dans une étude publiée récemment, l’Insee indique qu’un salarié à temps complet du secteur privé ou semi-public gagnait en moyenne 2069 euros net par mois en 2008, déduction faite de l’inflation, soit une progression de 0,7 % par rapport à 2007. Cette hausse se retrouve également lorsque l’on regarde le salaire mensuel médian des Français en 2008 qui a augmenté de 0,9 % par rapport à 2007, soit 1655 €.
Par ailleurs, selon le rapport de l’Insee, le rythme de croissance du salaire net moyen est plus faible qu’en 2007 où l’on avait enregistré une progression de 1,8 % mais supérieur à 2006 où la croissance n’a été que de 0,4 %. « Conformément aux enseignements des crises passées, les salaires se sont ajustés à la situation du marché du travail et de la conjecture avec un certain retard » explique l’Insee. Un autre explication tient à l’évolution de la structure des effectifs du privé, en effet les ouvriers ont été les premières victimes des destructions d’emploi. Résultat la proportion des ouvriers dans les entreprises ont diminué au profit des cadres. Ce changement dans les effectifs des entreprises est très important pour la masse salariale, en effet à structure de marché constante, le salaire net moyen serait resté quasi stable en 2008, après avoir progressé de 1,5 % en 2007.
Dans son étude l’Insee s’est intéresse aux évolutions des salaires par secteur. Bien que le salaire net moyen des ouvriers enregistre la plus forte hausse (+1,3 %), cette progression est à mettre en parallèle avec la perte d’emploi des ouvriers les moins qualifiés et par conséquent les moins rémunérés. Le salaire moyen des employés est resté stable, alors que celui des professions intermédiaires a baissé de 0,4 %. Mais après trois années de forte progression, c’est le salaire des cadres qui a le plus souffert de la crise, avec un repli de 0,7 % en moyenne, soit 4083 € par mois. Ce phénomène s’explique par la plus forte partie variable de la rémunération des cadres qui reste soumis aux résultats de l’entreprise.
Après deux ans de négociations, les organisations syndicales et le patronat de l’intérim, le Prisme, doivent arrêter l’accord de branche avant le 25 juin.
Le portage salarial, c’est quoi ?
Contrairement à l’intérim, un « porté » prospecte ses clients et négocie en direct les tarifs, le contenu ou le planning de sa mission. Par rapport au consultant indépendant, il est salarié de la société de portage qui s’occupe de toutes les formalités administratives (facturation, recouvrement, protection sociale, etc.). En échange d’un pourcentage sur son chiffre d’affaires, il bénéficie aussi de l’assurance chômage, de la couverture maladie et cotise pour sa retraite.
Même coûteux, ce type de contrat protecteur remporte donc de plus en plus de succès : près de 50.000 « portés » (qui n’exercent pas forcément à temps plein) génèreraient un chiffre d’affaires de 450 millions d’euros et 10 milliards à l’horizon 2020, selon la Fédération nationale du portage salarial (FNePS).
Quelles vont être les nouvelles dispositions ?
Malgré ces résistances, le texte est en passe d’être signé d’ici le 25 juin, selon le timing et les conditions imposées par le législateur. Et ce marché suscite donc les convoitises !!
Les agences d’intérim pourraient par exemple palier à la chute de l’emploi intérimaire due à la crise. Sauf que les organisations syndicales ont posé des limites. Pour « porter », les groupes d’intérim devront créer une agence spécialisée.
Le texte prévoit également d’uniformiser les contrats possibles. Pour les missions inférieures à 18 mois, les entreprises de portage devront embaucher le « porté » en CDD « pour l’exécution d‘une tâche précise et temporaire ». Au-delà, il s’agit d’un CDI avec avenant mais chaque mission ne pourra excéder 3 ans chez un même client. S’ajoutent, en fin de contrat, une « indemnité d’apporteur d’affaires » de 5% et une prime de 10% de son chiffre d’affaires.
Où trouvez des informations sur le portage ?
Le site de professionnels de l’intérim, des services et métiers de l’emploi
Sacré retournement ! En 2009, Altran raclait les fonds de tiroir pour trouver des missions. La société de conseil en technologie avait du coup fermé le robinet des embauches. Celles-ci étaient tombées à 900, une misère. Cette année elle table sur 1900 recrutements.
Au premier trimestre, les offres ont progressé de 27% par rapport à 2009. Et l’Ile-de-France est naturellement la première à en mesurer les effets.
La région parisienne rafle, à elle seule, 46% de l’ensemble des recrutements de cadres prévus au plan national, soit 67.000 embauches selon l’Apec. Il est vrai qu’un col blanc sur deux y travaille.
Atout supplémentaire, l’Ile-de-France fédère la plupart des sociétés de services aux entreprises, les premières à bénéficier d’une reprise : elles proposent les trois quarts des offres présentées ici.
Découvrez : les entreprises qui vont recruter le plus de cadres dans la région parisienne
Alors que l’opération « Objectif Plein Emploi en France » débute le 10 juin au Palais des Congrès de Paris, sous le parrainage de Valérie Letard, Secrétaire d’Etat au développement durable, Monster, leader du recrutement en ligne vient de présenter les résultats de sa dernière enquête d’opinion sur la croissance verte. Selon cette enquête, plus de 60 % des Français interrogés estiment que le potentiel généré en terme d’emploi par le secteur de l’environnement est bien réel. Parmi eux, près de 30 % estiment que ce secteur offre de nombreuses opportunités mais près d’un sur trois pensent que les métiers verts sont encore méconnus, selon eux il serait important de travailler sur ce point.
L’opinion confirme les études.
Ces chiffres viennent confirmés les conclusions de nombreuses études qui démontrent le potentiel d’emploi lié à la croissance verte. Selon le Boston Consultin Group, ce secteur représentera 600 000 emplois en France à l’horizon 2020, par ailleurs près d’un actif sur deux sera impactés par le développement durable. Ces chiffres ont de quoi faire rêver, mais le potentiel de la croissance verte ne se transformera pas en emploi tout seul. Il doit être accompagné de politiques publiques visant à protéger l’environnement mais aussi d’une campagne importante de sensibilisation aux métiers du secteur.
Un engouement qu’il faut nuancer.
Cet engouement pour la croissance verte que l’on voit fleurir un peu partout aujourd’hui doit quand même être nuancé. En effet près d’un Français sur quatre estime que seulement une minorité de métiers seront voués à être « durable » et pour près de 15% c’est une mode qui n’a pas vocation à durer. Par ailleurs, probablement dû à un manque d’information, de nombreuses offres d’emplois « vertes » ou « vertes claires » ne trouvent pas preneur par manque de candidats. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de l’opération « Objectif plein Emploi ».
Selon l’APEC, le nombre d’offres d’emploi pour les jeunes est passé de 45 000 à 25 000, en 2009.
Cette chute est confirmée par l’Afij (Association pour Faciliter l’Insertion professionnelle des Jeunes diplômés), qui annonce que 64 % des diplômés issus de la promotion 2009 n’ont pas de job et que cela ne va pas en s’améliorant puisque la promotion 2010 arrive.
Des raisons d’être optimiste ?
Dans une interview, donnée aux Echos le 27 mai 2010, Jacky Chatelain, Directeur Général de l’APEC, estime “qu’on a sans doute touché le fond. La courbe des offres d’emploi cadres a repris une pente ascendante et que cette reprise profite plus aux jeunes diplômés qu’aux autres populations de cadres.”
Yield manager, Ccommunity manager, Fundraiser.. ça vous dit quelque chose ?
En mars dernier, le cabinet de recrutement Michael Page a ainsi listé une trentaine de nouvelles fonctions, au nom parfois barbare comme merchandiser, responsable norme et doctrine comptable ou encore chef de projet HQE (haute qualité environnementale).
La crise, le développement durable, Internet, autant de chamboulement qui ont contribué à l’émergence de nouveaux métiers. Conséquences, les postes de chef de projet de site pollué, de responsable d’achats durables, d’expert en bilan carbone ou de responsable développement durable explosent.
En outre, on trouve désormais dans les secteurs de la banque et de la finance des chargés d’affaires en restructuration de dettes, de responsables conformité et contrôle interne ou de responsables de la trésorerie.
Dans cette période d’incertitude, les entreprises ont également surveillé de près leur réputation. Les déontologues, les experts en e-reputation ou les responsables de la diversité ont rapidement émergés.
Sans surprise, c’est Internet qui est à l’origine du plus grand nombre de nouveaux métiers : Community manager, SEO manager, business developer, flasher, responsable en marketing relationnel, responsable référencement SEM… Les entreprises recrutent des compétences qui améliorent leur visibilité.
Ces nouveaux métiers sont souvent prometteurs mais ont tout de même quelques défauts. Ils souffrent notamment d’un référentiel souvent aléatoire et sont donc parfois difficiles à valoriser à posteriori.
De quoi nous souffler l’idée d’ajouter à cette liste un nouveau métier : « référenceur des métiers ». Vaste programme !

