Articles avec le tag ‘insertion’
Depuis plusieurs décennies, la montée du chômage et l’allongement de la durée moyenne d’inactivité ont conduit à l’augmentation de l’exclusion et de la précarité.
En réponse à cette situation préoccupante, de nombreuses mesures d’accompagnement et d’aide à l’insertion ont été mises en place. C’est dans ce contexte qu’ont émergé les métiers de consultants et conseillers en mobilité.
Cependant, jusqu’à présent, ces professions se sont plus centrées sur le conseil en recherche d’emploi que sur la prévention « de risque de compétences », traduisez le maintien et le développement de l’employabilité.
De plus, force est de constater que les intervenants sont généralement issus des filières de formation RH, psychologie ou sciences humaines. Ces filières préparent aux métiers du recrutement, de la formation ou de la mobilité. Aucune formation ne prépare à l’accompagnement dans une perspective de sécurisation, elle-même articulée sur la connaissance d’un territoire traversé par des mutations et des particularismes.
Ces compétences sont pourtant très recherchées par les structures agissant dans le conseil en gestion des ressources humaines et par les DRH.
Mieux cerner le métier, en connaître les missions
- Il a pour mission d’accueillir des personnes en mobilité, de les mobiliser sur leur projet et de leur proposer des emplois correspondant à leur situation et leurs intérêts.
- Il accueille des salariés en transition et des personnes en recherche d’emploi, particulièrement des bénéficiaires des dispositifs d’intervention sociale au sens large : les dispositifs d’accompagnement vers l’emploi ou la formation, les dispositifs d’insertion, les dispositifs d’accompagnement social ou sanitaire.
- Il favorise l’interaction entre les différents acteurs : il est l’intermédiaire entre les bénéficiaires et les acteurs du recrutement et de la mobilité ou les différents spécialistes qui peuvent le mieux répondre à leurs besoins.
- Il est l’interlocuteur unique des entreprises qu’il prospecte et fidélise, c’est un véritable chargé d’affaires qui étudie et qualifie des besoins.
- Il accompagne ses clients à toutes les étapes : évaluation des compétences clés et transférables, analyse de potentiels, construction du projet stratégie de recherche, coaching.
- Il inscrit son action dans un territoire dont il connaît les acteurs et les gisements, il peut initier des partenariats en collaboration avec l’équipe.
Une réelle technicité et des qualités professionnelles indispensables
- Une qualité d’accueil et d’adaptation à tous les publics
- La maîtrise des processus RH de l’évaluation des compétences au placement
- La connaissance des dispositifs d’aide à l’emploi et des besoins des entreprises
- La mobilisation du public vers et dans l’emploi
- Le recueil, le traitement d’informations et leur transmission
- Le développement de partenariats
- Des compétences commerciales et d’activation de réseaux
- Des compétences pédagogiques
Pour en savoir plus sur ce métier et s’informer sur la 4ème édition de formation que nous ouvrons en septembre 2010, contactez nous !
Ils développent l’employabilité.
Certaines personnes, exclues durablement du marché du travail, cumulent certaines difficultés (sociales, psychologiques, santé, linguistiques…). A première vue, il peut sembler difficile de les faire renouer avec l’emploi. Pourtant des employeurs relèvent ce défi ; ils appartiennent au secteur de l’Insertion par l’Activité Economique (IAE)
De quoi s’agit-il ?
L’IAE est un secteur de l’économie sociale et solidaire et revendique l’emploi pour tous. Les structures de l’IAE (SIAE) proposent ainsi des contrats de travail aux personnes très éloignées de l’emploi. Par ailleurs, elles apportent à ces personnes salariées un accompagnement social et professionnel pour valider un projet ou simplement réaliser une une formation qualifiante ou diplômante.
L’objectif à terme étant de permettre à ces personnes de renouer avec l’emploi durable.
Retour d’expérience :
S. a 27 ans, il est originaire du Sénégal où il aidait son oncle Mécanicien. En France, il est seul, logé provisoirement dans un foyer d’hébergement. Son rêve, devenir un jour mécanicien en obtenant son CAP de mécanique automobile. Mais avant cela il doit trouver un travail, avoir un salaire pour payer sa chambre dans le foyer qui l’accueille. En effet, si il trouve du travail, il peut accéder à un hébergement durable qui lui permette de réaliser son projet professionnel.
Trouver du travail sans renoncer à son projet…comment faire ? Trouver du travail quand on n’a aucune qualification et pas d’expérience à vendre…
Et pourtant une solution existe : des entreprises qui recrutent sans qualification et qui vous permettent en parallèle de travailler sur votre projet de formation qualifiante, voire qui vous y préparent. Ce sont des entreprises d’insertion qui pratiquent l’insertion par le travail.
C’est la solution trouvée pour S., Il sera recruté à temps plein (35h) dans le cadre d’un contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) par une entreprise – d’insertion – spécialisée dans le tri de déchet. Ces contrats sont signés pour une durée allant de 6 mois à 24 mois.
Sur son temps de travail, S. rencontrera régulièrement le conseiller d’accompagnement social et professionnel de la structure, afin de faire le point sur ce qui lui est nécessaire pour la réalisation de son projet. Ainsi, il commencera en parallèle une remise à niveau en français et mathématiques pour se préparer aux tests de niveau qu’il devra passer pour accéder à la préparation de son CAP mécanique dans 10 mois. Son contrat de travail sera renouvelé jusqu’à son entrée en formation qualifiante.
Qui sont ces employeurs :
- Des Associations Intermédiaires et des Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion : qui font de la mise à disposition de personnel auprès des particuliers ou des entreprises
- Des Chantiers et des Entreprises d’Insertion qui produisent et commercialisent des biens et services.
A travers leurs activités, un certain nombre de ces structures s’inscrivent dans un véritable projet sociétal en défendant des valeurs liées à la protection de l’environnement, au commerce équitable, à la solidarité internationale…Responsabilité Sociétale et Environnementale.
Quelques Illustrations parmi tant d’autres…
Ecologie urbaine :http://www.aufildeleau.eu/spip.php?rubrique3
http://www.association-espaces.org
Commerce équitable : http://www.altermundi.com/
Solidarité internationale : http://www.ateliersansfrontieres.org/spip/
Imprimerie : http://www.alpesarl.com/
Restauration/Evènementiel : http://www.groupe-sos.org/centres/59-L_Usine
Développer l’employabilité : pourquoi et comment ?
L’employabilité est avancée dans un grand nombre d’accord GPEC et s’impose comme un modèle répondant aux impératifs d’adaptation et aux besoins de sécurisation des parcours.
La –double- question qui se pose désormais est de savoir comment les entreprises peuvent-elles intégrer l’employabilité dans la gestion de leurs ressources humaines et quels résultats peuvent-elles en attendre ?
Evolution du concept et périmètre
Historiquement définie comme la capacité à trouver un emploi, l’employabilité est d’abord présente dans les politiques d’insertion dès les années 80, puis s’introduit dans l’entreprise à l’occasion des restructurations.
Aujourd’hui, le modèle vise à faire face à l’instabilité des marchés, aux changements liés à la mondialisation, aux besoins nés des pénuries de main d’œuvre et à l’allongement du temps de travail…
Au regard de ces évolutions, le développement de l’employabilité est une approche renouvelée de la gestion des compétences et de l’emploi.
Dans ce contexte, les entreprises qui s’engagent dans cette voie repensent leurs pratiques de gestion des compétences, élargissent leurs périmètres d’intervention aux frontières de l’entreprise, mutualisent des moyens de formation, activent des gisements d’activités et d’emplois, accompagnent les transitions.
Gérer et développer l’employabilité s’impose progressivement comme un nouveau modèle du monde du travail, répondant aux transformations en matière d’emploi et aux besoins d’adaptation des organisations.
Permettre à chacun d’évaluer son employabilité et de se positionner – le terrain est prêt, les conditions de mise en œuvre sont maîtrisables
Lire la suite de cette entrée »
Une étude de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) recense 4,5 millions de personnes illettrées en France, dont plus de la moitié a plus de 45 ans ou travaille. Certains sont en recherche d’emploi et se trouvent confrontés à une problématique supplémentaire : comment être efficace dans ses démarches quand on n’est pas autonomes ? Comment réussir son insertion sociale et professionnelle si on ne sait ni lire ni écrire ?
Pôle Emploi et l’ANLCI ont réfléchi ensemble à une solution concrète. Un dispositif se met en place afin de détecter les demandeurs d’emploi ayant besoin d’un accompagnement spécifique pour cause d’illettrisme. De plus, l’Etat a créé 20 000 places formations pour 2010 sur les savoirs de base, réservées aux demandeurs d’emploi.
Source : Le Figaro
