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La télé-réalité et l’emploi sont deux domaines qui paraissent assez éloignés pourtant avec la crise de plus en plus de boites de production présentent des projets qui les unissent. L’explosion du taux de chômage dans le monde a entrainé son lot de conséquences notamment dans le paysage audiovisuel mondiale ainsi de plus en plus d’émission de télé-réalité mettent en scène le monde du travail en proposant par exemple de décocher un stage ou un emploi. Ce nouveaux genre d’émissions applique les même codes que la télé-réalité traditionnelle ; ici il ne s’agit pas de charité, un emploi ça se mérite et les candidats sont généralement soumis à diverses épreuves pour exposer leurs motivations, leurs goûts du travail mais également leurs résistances face au stress ainsi que leurs compétences.
En France seule TF6 s’est engouffré dans la tendance.
En France le phénomène reste limité, seule la chaîne du satellite TF6 propose pour le moment une émission de ce type. Dans son émission « Mon stage de rêve », la chaine propose à quatre jeunes de s’affronter pendant une semaine pour avoir le droit de rester dans leur entreprise et se former. Pour l’instant la chaîne refuse de communiqué sur la durée des stages proposés ainsi que sur l’indemnité reçue par le gagnant. Par ailleurs, elle refuse égallement d’assimilé son programme à de la télé-réalité, elle le voit plus comme un docu-réalité. Pourtant selon l’Express tous les codes de la télé-réalité sont réunis, pendant quatre jours, les futurs stagiaires sont soumis à une série d’épreuve et sont évalués par un jury constitué du directeur de l’entreprise et de ses assistants.
Mon stage de rêve (TF6)
envoyé par Tele-Loisirs. – Regardez les dernières vidéos d’actu.
Outre-Rhin le phénomène est amplifié ainsi, l’Allemagne vient de lancer « Job Duell », une émission dans laquelle quatre candidats s’affronte pour convaincre un patron de les embaucher. La chaine suisse La Télé prépare également un projet dans lequel huit candidats seront en compétition pour décrocher un emploi de responsable de projet dans une grande entreprise.
Une thématique qui peut engendrer son lot de dérive.
Dans un autre genre, la filière américaine d’Endemol a annoncé l’année dernière qu’elle travaillait sur un nouveau concept intitulé « Someone’s Gotta Go » (quelqu’un doit partir). Le principe est simple, chaque semaine, le patron d’une entreprise en difficulté réunit ses salariés pour leur demander de désigner le prochain licencié. Pour les « aider » dans leurs choix, l’employeur met à disposition toutes les documents administratifs de l’entreprise (fiche de paye, évaluations, notes internes…). Il semble que la chaîne Fox ait dores et déjà fait part de son intérêt pour le concept.
Avec ce genre d’émission on peut se demander jusqu’où ira la télé-réalité en matière de ressource humaine, il n’est pas impossible de voir apparaitre sur les ondes des émissions qui propose au public de voter pour le maintient d’une personne dans une entreprise ou son licenciement. Avec un peu d’imagination, nous verrons bientôt des présentateurs vedette vous demander d’envoyer par SMS 1 pour virer la secrétaire et 2 pour la garder.
Avant fin 2010, un million de demandeurs d’emploi se trouveront en fin de droits à l’assurance chômage. Ils pourraient être 600 000 à se voir privés des minima sociaux, a estimé le président de l’Unedic, Gaby Bonnand.
Comment en est-on arrivé là ?
Même si le chômage est un problème récurent, il s’agit d’un effet direct de la crise économique. En outre, la faiblesse du redémarrage économique limite les possibilités d’une reprise d’activité en masse. Cela explique la progression rapide des demandeurs d’emploi en fin de droit (+18% comparé à 2009).
Un sujet sensible…
Face à cette situation sans précèdent et politiquement risquée, les différentes représentations politiques, professionnelles ou sociales se renvoient la balle. Mais c’est à l’Etat qu’ils font appel en évoquant une situation d’urgence.
Quelles conséquences ?
Le problème du chômage est récurant, mais 15 ans après la fameuse déclaration de François Mitterrand : « En matière de lutte contre le chômage, on a tout essayé », les conséquences deviennent plus préoccupantes car les effets de découragement se multiplient, créant une fracture des motivations. Il s’agit pourtant d’un élément déterminant dans la recherche d’emploi.
Seule une réelle reprise (croissance du PIB supérieure à 2.5 %) et un accroissement des moyens consacrés à l’accompagnement et à la « remotivation » des demandeurs d’emploi permettront de changer la donne.
