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Selon les prévisions du Boston Consulting Group, 600 000 emplois voit être crées en France d’ici 2020 grâce à la croissance verte. Mais alors qu’elle sont les secteurs qui bénéficieront de ces créations ? Pour répondre à cette question, la secrétaire d’État au développement durable, Valérie Létard et le ministre de l’écologie, Jean Louis Borloo ont lancé le 28 janvier dernier, un plan de mobilisation en faveur des métiers de la croissance verte. Ce plan a un double objectif : identifier les métiers en développement et les besoins de recrutement.
Selon Julien Weirich, directeur de la division « ingénieur et technicien » chez Page Personnel (cabinet de recrutement Michael Page) interrogé par l’Express, trois filières sortent déjà du lot : le traitement de l’eau, l’éolien et le photovoltaïque. « Nous assistons à une recrudescence des offres dans l’éolien et le photovoltaïque, principalement de la part de PME/PMI », constate-t-il. La clé pour percer dans ces secteurs « jeunes » ? Disposer d’une vraie expérience, selon ce responsable de recrutement. Même un stage de six mois sera valorisant.
Une double compétence est la clé pour se faire embaucher.
Pour Colette Pilon, chargée de projet à l’agence Stendhal du Pôle emploi à Paris, « Le secteur des énergies renouvelables en est très demandeur [de profil avec une double compétence, NDLR] et le sera de plus en plus, indique-t-elle. Les employeurs exigent une compétence de base, comme un cursus d’ingénieur, mais aussi une technicité supplémentaire, propre au domaine de l’éolien par exemple. » En ce qui concerne le niveau de qualification, tous les profils sont recherchés, du simple technicien à l’ingénieur bardé de diplômes apte à piloté un projet. Pour le moment, le manque de personnel à bas niveau de qualification comme des techniciens capables de poser des panneaux solaires est le plus important.
L’impact environnementale des sociétés : un secteur d’avenir.
D’après Eric Dugelay, responsable du pôle Risk management & Développement durable du cabinet Deloitte, les entreprises recherchent de plus en plus des profils d’économiste spécialisé dans le développement durable. « Elles ont besoin de calculer leur impact environnemental. Pour l’instant, il s’agit des émissions de gaz à effet de serre, demain ce sera l’impact sur les écosystèmes », présage-t-il. Ces profiles seront d’autant plus demandés dans les bureaux d’étude que l’obligation faites aux grandes entreprises de publier un rapport sur les données sociales et environnementales va s’étendre à toutes les sociétés de plus de 500 salariés
Source : L’Express
Le gouvernement défend son projet de « réorientation professionnelle » des fonctionnaires. L’emploi garanti dans la fonction publique ne serait bientôt plus qu’un vieux souvenir. Mais est-ce un bouleversement ?
Des dispositions déjà en vigueur.
Le texte prévoit que, s’il refuse trois offres d’emplois en remplacement de son poste perdu, un fonctionnaire s’expose à être mis en disponibilité (donc sans rémunération, ni affectation ni indemnité chômage), puis, après trois nouvelles offres, au licenciement ou à la retraite d’office.
Anticipant la levée de boucliers des syndicats, le Sénat a introduit des garde-fous comme l’obligation de proposer aux fonctionnaires des postes qui correspondent à leur niveau de qualification et proches de leur lieu de résidence.
Une situation qui soulève de vraies questions.
La possibilité de licencier un agent public lorsque son poste est supprimé et qu’il en refuse un autre existait depuis 1984, mais c’est dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) qu’interviennent ces nouvelles dispositions. Depuis 2007, c’est quelque 100.000 postes de fonctionnaires ont été supprimés. La question est donc de savoir s’il s’agit d’un objectif de réduction des effectifs ou d’une réelle mobilisation en faveur d’une meilleure gestion des mobilités (et plus largement des Ressources Humaines) dans la fonction publique. Les syndicats ont déjà fait savoir qu’ils ne s’y tromperaient pas.
