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En matière de formation professionnelle et de sécurisation des parcours il y a loin de la coupe aux lèvres et notre pays semble surtout être un spécialiste des annonces, rapports, livres blancs et grandes lois très peu suivis d’effets !
Il en est ainsi de cette malheureuse formation professionnelle qui depuis 10 ans cherche (en vain) à se réformer pour soutenir ceux qui n’ont pas eu la fortune d’être labellisé par l’Education nationale ou qui pensaient que leur expérience et leur implication professionnelles leur permettraient d’évoluer au travail et de maintenir leur employabilité.
Initiée par le somment de Lisbonne en mars 2000 (censé faire entrer l’Europe dans une économie de la connaissance et de l’information) négociée par les partenaires sociaux qui aboutirent à un surprenant consensus en septembre 2003, la Loi de mai 2004 devait refonder la formation professionnelle en la dotant d’outils de développement et de financement pour aborder le siècle.
Six ans après la première réforme, quelques semaines après la promulgation d’une nouvelle Loi, force est de constater que notre pays aura pratiqué depuis 10 ans un consternant surplace : un affichage de grandes et nobles ambitions mais sur le terrain aucun déploiement ou développement concrets.
Notre pays est immobile et pour masquer son incapacité à changer il a adopté de multiples et assez efficaces stratégies :
- l’usine à gaz : Cette spécialité bien française qui implique qu’il est bien plus rentable de faire compliqué alors qu’on pouvait faire simple. Cette complexité de la formation (dénoncée en son temps par le sénateur Carle avec les 3 C : Complexité, Cloisonnement, Corporatisme) n’est pas fortuite évidemment, elle est même la condition essentielle pour la survie des corporatismes et des privilèges. Disons le tout net, la plupart des responsables formation aujourd’hui passent plus de temps à justifier leur travail et à remplir des déclarations qu’à effectivement mettre en œuvre des formations professionnelles. Le système s’auto-nourrit donc lui même et les moyens mis en œuvre servent avant tout à contrôler que tout est en place. Le plus cocasse est que le législateur n’a pas eu peur de donner le titre de « simplification et développement de la formation professionnelle » dans sa nouvelle Loi qui en fait insécurise tout le monde professionnel avec des mesures dont personne n’a encore mesuré la portée (les explications de textes sous forme de décrets d’application se faisant toujours attendre)
- La file d’attente : Il faut croire que la reconstruction d’après guerre avec ses files d’attente marque encore fortement les esprits puisque nous les pratiquons encore fortement ces files d’attente (du temps des socialistes on appelait cela le redéploiement des moyens). Ainsi apprend-on par Pôle emploi que le temps moyen pour entrer en formation pour un demandeur d’emploi était en 2009 (et cela risque d’augmenter) de six mois en moyenne. Il est extraordinaire de constater que les crédits sont là pour former les demandeurs d’emplois, que la demande existe pour des formations mais que Pôle emploi se révèle incapable de mettre en œuvre accompagnement comme formation des demandeurs d’emploi. Gageons que la flexisécurité à la française mettra encore quelques decennies à devenir effective en France
- Le parcours du combattant : C’est le troisième et très efficace moyen pour annihiler les quelques velléités de changer ou de se former. Pour illustrer ce parcours du combattant nous ne résisterons pas à la description de la procédure de mise en œuvre du DIF pour un salarié en CDD (d’après le Site Internet des Fongecifs en Ile de France) :
- Condition : quatre mois consécutifs ou non de travail durant les 12 derniers mois,
- DIF de X heures (proratisées en fonction du nombre de mois travaillé les 12 derniers mois),
- L’entreprise doit interroger le salarié en CDD afin de connaître le nombre de mois au cours desquels il a travaillé depuis 1 an,
- Dès la fin du quatrième mois l’employeur doit informer le salarié en CDD qu’il dispose de X heures de DIF,
- Le salarié souhaitant faire valoir son DIF doit retirer auprès du Fongecif dont il dépend un dossier de demande de prise en charge DIF CCD,
- Le salarié doit choisir l’action de formation et l’organisme de formation qui répondent à ses besoins, 7) Le salarié fait ensuite une demande de DIF à l’entreprise l’employant en CDD,
- Si l’employeur a répondu affirmativement dans les 30 jours le salarié remplit la partie du dossier lui incombant et fait remplir à son employeur sa partie,
- La demande de prise en charge est déposée au plus tard 30 jours avant le début de la formation par le salarié aux Fongecifs avec toutes les pièces du dossier complétées,
- Les Fongecifs instruisent le dossier DIF et répondent au salarié,
- Le salarié informe son entreprise et l’organisme de formation de l’avancement du dossier (et de son éventuelle entrée en formation),
- En cas d’acceptation les Fongecifs envoie une proposition de prise en charge qui au besoin devra être complétée par l’employeur ou le salarié lui-même,
- Le salarié entre en formation après avoir successivement passé les 12 épreuves initiatiques décrites. Il lui faudra encore obtenir le règlement de ses allocations formation s’il s’est formé HTT.
Terminons là cette description du parcours du combattant DIF de l’infortuné travailleur en CDD par les résultats sur le terrain du DIF CDD en 2008 (dernière année connue) : 462 salariés en CDD sont parvenus à franchir victorieusement ce chemin semé d’embuches. 462 personnes sur environ 2,4 millions de CDD soit un taux de 1 pour 5000 !
Notre pays semble se complaire dans l’immobilisme et la défiance. Rester inerte face à la crise est devenu très dangereux mais les partenaires sociaux, les institutions et nos lois sociales retiennent plus qu’elles n’encouragent et accompagnent. Les 3 C de la formation (Corporatismes, Cloisonnement et Complexité) ont encore de beaux jours devant eux dans notre pays.
La personnalité est aujourd’hui une dimension clé de la réussite professionnelle et de l’employabilité.
Facteur de plus en plus sélectif dans un monde du travail en constante évolution où il faut mettre en valeur sa différence, la personnalité est un élément à part entière de votre candidature.
Intégrer de nouveaux comportements sociaux, travailler en réseau et en équipe, adopter un management relationnel : tels sont les nouveaux enjeux et savoir être au travail.
S‘ajoutent à cela aisance en prise de parole en public, affirmation de soi, et gestion du stress. L’impact relationnel fait souvent la différence entre un candidat et un autre, que ce soit en mobilité interne ou externe.
Alors timide, introverti et cerveau gauche, prenez votre courage à deux mains et osez les formations de développement personnel qui fleurissent dans les catalogues DIF : ça marche ! Elles vont vous permettre d’affirmer progressivement votre style et gagner en confiance. Vous serez surpris, les résultats sont rapides !
Attention néanmoins, soyez prudent, n’hésitez pas à être conseillé(e) dans le choix des organismes et des méthodes, interrogez vos amis et vos collègues. Pourquoi ne pas commencer par un accompagnement individuel : un Bilan de compétences, par exemple. La prise en charge financière est totale via le Fongecif île de France. Le bilan vous permettra de découvrir votre potentiel au travers de tests de personnalité tels que le SOSIE ou le MBTI et d’engager un plan de développement tant professionnel que personnel.
Avril, c’est le printemps mais c’est aussi le début de la saison d’été pour les parcs d’attractions. Les recrutements sont lancés, que ce soit chez Astérix, Disneyland Resort Paris ou la Mer de Sable (entre autres). Si Mickey axe sa stratégie sur une tournée européenne, Astérix met l’accent sur un recrutement plus local. Les personnes en reconversion ou les mamans souhaitant retrouver un emploi sont ainsi les bienvenues.
Oui mais pour faire quoi ?
Evidemment, quand on pense aux parcs d’attractions, on pense automatiquement à Mickey, Minnie, Obélix et autres personnages. Sauf qu’il faut aussi du monde pour faire tourner les attractions, vendre les prestations, assurer la sécurité, transporter les visiteurs, effectuer le service dans les restaurants, assurer l’accueil dans les hôtels, etc. On dénombre parfois jusqu’à plus de 100 métiers différents pour un seul site !
CDI, CDD, saisonnier ?
Les CDI sont proposés très souvent dans ces structures. Si les salaires ne sont pas toujours élevés, des avantages intéressants sont parfois proposés (mutuelle, prise en charge de la carte à 65%, CE, etc.). Les jobs étudiants sont aussi possibles sur les mois de juin à septembre. Alors pourquoi pas vous ?
Renseignements sur les recrutements sur les sites du Parc Astérix, de la Mer de Sable et de Disneyland Resort Paris.
Source : Le Parisien
