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Alors que l’Allemagne annonçait la semaine dernière à la surprise générale, un recul de son taux de chômage (voir Un recul inattendu du taux de chômage allemand), le taux de chômage espagnole vient de dépasser le pallier symbolique des 20 % (20,05 %) au premier trimestre 2010. Le nombre de personnes sans emploi s’est élevé à 4,612 millions, soit 286 000 personnes de plus qu’au trimestre précédent, et 602 000 de plus qu’un an plus tôt. Par ailleurs, le chômage n’avait pas dépasser la barre des 20 % en Espagne depuis le quatrième trimestre 1997.
La courbe du chômage a atteint son plus haut et devrais commencer à décroitre.
Depuis le troisième trimestre 2007, où il avait atteint un plancher historique à 7,95 %, le taux de chômage en Espagne ne cesse d’augmenter sous les effets de la crise mais aussi de l’éclatement de sa bulle immobilière. D’après le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, « le taux de chômage est arrivé à son niveau le plus élevé au premier trimestre et nous allons avoir une réduction du taux ». Par ailleurs, La ministre de l’économie, Elena Salgado, a reconnu qu’en dépassant les 20 %, le taux de chômage avait atteint un pic, mais elle a égallement rapellé que le gouvernement espagnol, prévoit un taux de chômage moyen de 19 % en 2010.
L’emploi reste subventionné en Espagne.
L’Espagne se trouve dans une situation économique et sociale préoccupante, pour preuve, les ressentes déclaration de l’Anfac, l’Association des constructeurs automobiles espagnoles, selon cette association, 16 400 emplois sont conditionnés par le prolongement de la prime à la casse par le gouvernement. Cette annonce intervient, alors que 70 % du budget alloué pour le prolongement de cette mesure en 2010 a déjà été consommé. Cette exemple peut paraitre anecdotique, mais il montre bien la situation excessivement difficile dans laquelle se trouve le gouvernement espagnol qui doit subventionné massivement son économie alors que sa dette ne cesse d’augmenter. En pleine crise grecque, au moment où l’on parle de contagion aux économies européennes, la situation de l’Espagne (et son voisin le Portugal) reste très inquiétante.
A la surprise générale le taux de chômage en Allemagne a nettement reculé en passant de 8,1% contre 8,5% en mars soit 162 000 demandeurs d’emploi en moins.
Le recul est confirmé en données corrigées des variations saisonnières (CVS), privilégiées par les économistes, avec un taux de chômage de 7,8% contre 8,0% en mars, là où les analystes interrogés par l’agence Dow Jones Newswires attendaient un taux stable. Par ailleurs, le taux de chômage atteint par l’Allemagne en avril est le plus bas depuis décembre 2008, c’est même la plus forte baisse enregistrée depuis début 2008 en données CVS.
Face aux “incertitudes de l’économie mondiale”, “le marché de l’emploi est un roc dans la tempête”, a jugé la ministre de l’Emploi Ursula von der Leyen (CDU) lors d’un point presse. Par ailleurs, la ministre a soulignée que cette baisse est beaucoup plus importante que celle généralement enregistrée avec le retour des beaux jours et la reprise du tourisme et des constructions.
Les économistes expliquent ce phénomène notamment par la conjugaison de deux facteurs : les accords salariaux orientés sur la sauvegarde de l’emploi, en particulier dans la métallurgie ainsi que le recours massif au chômage partiel. Les subventions de l’Etat au chômage partiel “semblent continuer à porter leurs fruits”, selon Mme McKeown de Capital Economics. Sans ces aides publiques pour aider les entreprises à garder leurs salariés, “la situation ne serait pas aussi bonne”, a reconnu Mme von der Leyen. Par ailleurs, on a récemment appris que Berlin avait décidé de prolonger jusqu’à mars 2012 le dispositif, qui a permis de sauver environ 1,1 million d’emplois en Allemagne en 2009, selon les chiffres du gouvernement.
Pour conclure, les experts mises sur une stabilisation de marché de l’emploi Allemand dans les mois à venir. C’est également l’avis des principaux instituts de conjecture outre-Rhin qui tablent saur un taux de chômage moyen de 8,1 % sur l’année 2010.
Alors exemple à suivre ?

