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  • Formation consultant employabilité et mobilité le 13/09/2010 à plus »

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Pensez vous qu’il soit possible de trouver un emploi durable pendant l’été ?

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Alors que l’opération « Objectif Plein Emploi en France » débute le 10 juin au Palais des Congrès de Paris, sous le parrainage de Valérie Letard, Secrétaire d’Etat au développement durable, Monster, leader du recrutement en ligne vient de présenter les résultats de sa dernière enquête d’opinion sur la croissance verte. Selon cette enquête, plus de 60 % des Français interrogés estiment que le potentiel généré en terme d’emploi par le secteur de l’environnement est bien réel. Parmi eux, près de 30 % estiment que ce secteur offre de nombreuses opportunités mais près d’un sur trois pensent que les métiers verts sont encore méconnus, selon eux il serait important de travailler sur ce point.

L’opinion confirme les études.

Ces chiffres viennent confirmés les conclusions de nombreuses études qui démontrent le potentiel d’emploi lié à la croissance verte. Selon le Boston Consultin Group, ce secteur représentera 600 000 emplois en France à l’horizon 2020, par ailleurs près d’un actif sur deux sera impactés par le développement durable.  Ces chiffres ont de quoi faire rêver, mais le potentiel de la croissance verte ne se transformera pas en emploi tout seul. Il doit être accompagné de politiques publiques visant à protéger l’environnement mais aussi d’une campagne importante de sensibilisation aux métiers du secteur.

Un engouement qu’il faut nuancer.

Cet engouement pour la croissance verte que l’on voit fleurir un peu partout aujourd’hui doit quand même être nuancé. En effet près d’un Français sur quatre estime que seulement une minorité de métiers seront voués à être « durable » et pour près de 15% c’est une mode qui n’a pas vocation à durer. Par ailleurs, probablement dû à un manque d’information, de nombreuses offres d’emplois « vertes » ou « vertes claires » ne trouvent pas preneur par manque de candidats. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de l’opération « Objectif plein Emploi ».

Santé psychologique et physique des travailleurs ont désormais la même importance pour les autorités.

Selon une étude de l’INRS, le durcissement de la législation et la reconnaissance des risques psychosociaux (stress, anxiété, dépression, harcèlement, suicide……) représente un coût social pour la société estimé en 2007 entre 1,9 et 3 milliards d’euros. Par ailleurs, l’AFSSET rappelle qu’en France, 27 % des consultations pour pathologies professionnelles sont liées à des troubles d’ordre psychique. Ce constat, largement accentué par la récente série de suicide à France Télécom a conduit les pouvoir publique à s’emparer du dossier en lançant un plan d’urgence pour la prévention du stress en entreprise.

De plus, rappelons que la cour de cassation (depuis l’affaire de l’amiante), considère que l’entreprise n’a pas seulement une « obligation de moyens mais également de résultat dès qu’il s’agit de la préservation de la santé des salariés« . Le délit de mise en danger de la vie d’autrui et le harcèlement sont jugées et condamnées. Ainsi, la dépression est aujourd’hui reconnue comme un accident du travail, une faute inexcusable de l’employeur ! Un autre aspect non négligeable du degrés d’implication des autorités : les entreprises qui s’engagent dans des restructurations devront désormais prévenir et présenter un plan d’action à la Direction Départementale du  Travail.

Enfin, espérons que le rapport « bien être et efficacité  au travail » remis au premier ministre en février inspirera les entreprises via ses 10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail.

Beaucoup d’entre nous sont touchés par la grève de ce mardi 23 mars 2010. Se rendre sur son lieu de travail devient mission impossible et pourtant, on a besoin de la paie en fin de mois.
En accord avec mon employeur, j’ai opté pour le télétravail. Je peux ainsi m’avancer sur mes dossiers administratifs et ne pas perdre une journée (de travail et de salaire).

Comment organiser sa journée de télétravail ?

Il faut bien se préparer à l’avance, savoir sur quoi on va travailler. Une fois à la maison, difficile de reprendre un dossier pour vérifier une information… Il faut penser à s’envoyer par mail les documents existants sur lesquels on doit travailler, faire des copies des pages de dossiers à traiter, bref prévoir une petite valise pour les documents…
Évidemment, il faut un accès à Internet à la maison et, si possible, avoir sur son ordinateur personnel les logiciels utilisés au travail ou avoir la chance d’utiliser des logiciel accessibles en ligne.

Qui peut être concerné ?

Tous les métiers liés de près ou de loin à la bureautique sont concernés (secrétariat et métiers administratifs en règle générale), de même que les métiers nécessitant l’utilisation du téléphone. Avec les progrès de la technologie, et à condition d’être bien équipé, bien des emplois peuvent être télétransportés à domicile (avec une webcam, on peut échanger en live avec ses interlocuteurs).

Une petite victoire pour ceux qui ne font pas grève. Seul petit inconvénient : difficile de faire une pause café avec les collègues …

Illustration prise sur ce blog http://twt.tl/l7jTxqL

Parmi les débats de société qui ont agité notre pays au XX ème siècle il convient de s’arrêter sur le celui qui concernait le travail et le temps libre.

Autrefois liée aux gains de productivité, la quête du temps libre  a semblé porter notre pays depuis les années 70 (la société des loisirs). Portés par les souvenirs du front populaire et des victoires sociales d’alors, les pouvoirs successifs n’ont eu de cesse de réduire le temps que passaient les français à leur labeur jusqu’à produire la société actuelle, une société où l’oisiveté et le chômage massif et durable prédominent (depuis désormais 30 ans).

Le temps libre connut dans les années 80 son apogée avec l’adoption des 35 h, des RTT, de la retraite à 60 ans et même d’un éphémère et risible « ministère du temps libre ».

Tout nous semblait aller de soi dans cette construction artificielle et dogmatique  : les machines étaient de plus en plus productives, les hommes aussi, et bientôt le seul travail des français ne consisterait plus qu’à presser de petites télécommandes afin que des esclaves professionnels ou domestiques réalisent toutes les tâches qui leur causaient autrefois tracas, désagréments ou simplement fatigue.

Une lecture superficielle de Jérémy Rifkin  montrait la voie aux doctrinaires des loisirs pour tous. Le temps libre fut donc érigé comme la priorité nationale afin que le citoyen moderne puisse jouir en toute quiétude de ces milliers d’heures à ne rien faire…car il le valait bien.

Las, rien ne dure et avec la crise actuelle les travailleurs hexagonaux (dont on découvre qu’ils sont désormais ceux qui travaillent le moins au monde sur l’année mais aussi sur une vie professionnelle) pourraient bien se réveiller avec la gueule de bois, déclassés et incapables de raccrocher individuellement et collectivement le wagon de la société de la connaissance et des réseaux.

Toute l’habileté de ceux qui ont imposé au pays ces diminutions successives (et insidieuses) du temps de travail aura été nourrie par des pseudo évidences (égalitaristes) :

- Le travail devenait rare (un peu comme les matières premières) et il fallait donc apprendre à le partager (celui qui travaillent beaucoup étant des égoïstes qu’il faut pénaliser)

- Les machines travaillaient de mieux en mieux  et rien ne justifiait plus de perdre son vie à la gagner si des machines étaient capables de le faire à notre place

- Réduire le temps de travail semblait évident car le vaillant travailleur hexagonal était doté de la meilleure productivité au monde (même si nous savons maintenant qu’elle est obtenue par la mise à l’écart d’une fraction importante de la population active !)

- On ne se réaliserait pas dans le travail. Depuis 1968 la population française était censée comprendre que le travail n’était qu’un leurre, un mauvais moment à passer, qu’il ne permettait pas de se réaliser et  il ne fallait donc pas s’y investir (ou si peu)

…bref le travail, c’était la santé et ne rien faire c’était la conserver comme le chantait Henri Salvador. La vie professionnelle des français se transforma dès lors en un  gruyère et les employeurs découvraient que leurs salariés avaient toutes les bonnes raisons de ne plus travailler (repos compensateurs, RTT, ponts et congés, jours chômés, Congés parentaux, congés de formation, congés syndicaux, nouveaux jours fériés..) le tout entrecoupé de quelques rares moments consacrés au labeur (forcement devenu une torture).

Nous allons désormais connaître beaucoup de déconvenues avec cette crise qui s’installe (comme le dit G Soros, « quand la mer se retire on découvre ceux qui se baignaient nus ») : Nous découvrons, surpris et mécontents, que nous perdons régulièrement du pouvoir d’achat, que nos existences professionnelles deviennent précaires, que tout ce qui comporte de la main d’œuvre devient inaccessible (le restaurant, les fruits et légumes, les vacances, les services de réparation..).

Si les français ne font pas encore tous le rapprochement avec leur faible investissement au travail ils vont bientôt constater que l’addition est salée.

Si le farniente était réellement créateur de richesses et de sens les innombrables désœuvrés de nos sociétés modernes : chômeurs, femmes au foyer, jeunes sans travail, seniors sans activité, retraités oisifs..tous ces bénéficiaires de temps libre infinis devraient être transportés de bonheur. Mieux encore, l’actuelle crise économique devrait être vécue par l’ensemble de notre société comme une aubaine  puisque des dizaines de milliers d’actifs, de jeunes, de seniors rejoignent tous les jours la troupe des inactifs (ou des demandeurs d’emploi en tout cas).

Dans les familles pauvres, l’exemple des parents ne se levant pas le matin pour aller travailler devrait transfigurer les enfants quand ils partent à l’école (pourquoi aller à l’école si on ne travaille pas plus tard ?) . Ces mêmes enfants découvrant des profs adultes épuisés par leurs semaines de 18 h (au pire)  comprennent très vite  que la vraie voie du bonheur se trouve dans l’école buissonnière, les arrêts, les ponts  et les congés maladie…

Mais la vie est mouvement, nous aurions souhaiter arrêter le temps (les avantages acquis devenant la nouvelle version de l’éternité religieuse) mais celui-ci se retourne désormais contre nous. Un ancien président disait qu’il fallait laisser du temps au temps, il y a 20 ans exactement la Chine était un pays sous développé, c’est désormais la seconde économie au monde !

Comme les grecs ou les espagnols nous allons  rapidement devoir passer à la caisse (en fait le non travail durera le temps que ces affreux financiers continueront à nous prêter de l’argent). Autrefois dans un pays les parents se sacrifiaient (et sacrifiaient parfois leur vie) pour les générations futures. Nous vivons  un temps original où les parents gagent  l’avenir de leurs enfants pour ne pas faire face à leurs choix approximatifs.

Dans le monde la France ne pèse plus beaucoup (ne serait-ce que démographiquement). Une planète  où 3 milliards de pauvres  souhaitent jouer un rôle  ou 1 million d’ingénieurs sortent des écoles chinoises et indiennes tous les ans et où  60 millions de français, scotchés à leurs 35 h passeront pour des Mohicans tout juste bons à garder le musée des traditions du XIX et XX ème siècle

Extrait d’un article en une du nouvel économiste  – Numéro daté du 4 mars 2010

la revanche de l’être sur l’avoir

A commencer par le fait que si la valeur d’achat se trouve remise en question, d’autres notions sont elle à la hausse. Parmi celles-ci, le temps et le savoir.

Deux fondamentaux qui après avoir un temps été éclipsés par une frénésie de consommer, reviennent en tête  des désirs des consommateurs en quête de changement.

« Lorsqu’on regarde l’échelle des priorités, on s’aperçoit que le temps est fortement remonté, indique Véronique Varlin (Directrice Associée Euro-RSCG). La preuve : les enfants arrivent en tête des priorités, immédiatement suivis par les sorties et les loisirs culturels. Autrement dit tout ce qui relève de l’expérience ; ce qui témoigne de nouveaux arbitrages en faveur de l’enrichissement personnel »

Une revanche de l’être sur l’avoir que perçoit également le philosophe de l’IRI, Bernard Stiegler . «Parallèlement à cette baisse du désir de consommer, on assiste à l’émergence d’un nouveau désir de savoir : France culture n’a jamais été aussi massivement podcasté, rappelle-t-il. Et lorsque le collège de France a annoncé sa décision de mettre ses cours en ligne, cela a donné lieu à un million de téléchargement en 2 mois. »

Ce qui montre bien les prémices d’une mutation sociale. « Les excès des dernières décennies ont créé un sentiment de saturation et un désir de désintoxication qui font qu’aujourd’hui les gens reviennent à l’essentiel »

Notre conclusion via  cet excellent article ( de ce très bon journal) : la société des savoirs et de la connaissance se met en place, lentement mais inexorablement. Après la guerre nous avions peu de moyens mais beaucoup de main d’œuvre, les outils et la technique sont partout et bon marché et c’est bien la compétence et le talent qui risquent de devenir des denrées rares.

Désormais ce n’est plus la possession d’un ordinateur portable qui crée la différence entre les travailleurs mais bien plus leurs capacités  à utiliser intelligemment des outils numériques banalisés et omniprésents.

Débarqué des États-Unis, le phénomène des « mompreneurs » s’implante progressivement en France. Cette expression, contraction de « mom » (maman en anglais) et « entrepreneur », désigne les femmes qui se lancent dans la création d’entreprise pendant ou à la suite d’une grossesse. En France où 30 % des chefs d’entreprise sont des femmes, le phénomène reste difficile à chiffrer alors qu’aux États-Unis on compte déjà plus 5 millions de femmes qui se sont lancées dans cette aventure. Selon Marlène Schiappa-Bruguière, fondatrice de Maman Travaille, un réseau qui rassemble 2500 mères actives, les mompreneurs françaises sont de plus en plus nombreuses : elles seraient près de 10 000 à s’être lancées. Elle ajoute que les profils ont changé aux cours des années, « alors que les premières mompreneurs étaient très diplomées, aujourd’hui, ce sont d’anciennes salariées, mères au foyer ou femmes au chômage ».

Un phénomène qui s’explique.

« Avec la naissance d’un enfant, les femmes gagnent en confiance et éprouvent le besoin de s’accomplir » explique Anne-Laure Vincent, mère de quatre enfants et directrice générale d’auFeminin.com et cofondatrice de marmiton.org. Les jeunes mères font souvent preuve de créativité, de motivation et de maturité, qualités indispensables à tout créateur d’entreprises. De plus, « Ces femmes tentent d’autant plus facilement l’aventure que le statut d’auto-entrepreneur permet de limiter les risques grâce à des démarches simplifiées et à des charges réduites ».

Les nouvelles technologies et notamment le boom d’internet et du ecommerce offrent la possibilité de travailler à domicile avec des horaires compatibles avec des enfants en bas âge. Le travail à domicile est ainsi plébiscité par la plupart des mompreneurs qui ont la particularité de souvent commercialiser des produits ou des services destinés aux mères ou à leurs enfants.

De plus en plus de femmes surfent sur le phénomène.

« Beaucoup de femmes ont compris qu’il s’agissait d’un bon filon de communication » explique Mme Schiappa-Bruguière. Certaines femmes revendiquent même un statut de mompreneur pour bénéficier du soutien d’un réseau alors même qu’elles ont créé leur entreprise bien avant la naissance de leur premier enfant.  Ce réseau est notamment porté par l’association Les mompreneurs créée en 2008 mais aussi par Mompreneurs France. Pour Anne-Laure Constanza fondatrice de Mompreneurs France : « Les réseaux sont utiles mais pas suffisants : il faut créer des vraies structures d’accompagnement, notamment pour faciliter l’accès au financement, souvent fermé aux jeunes mères ».

En conclusion, le sociologue Eric Fassin, professeur à l’Ecole Normale Supérieure estime qu’il ne faut « pas minimiser l’intérêt d’un tel phénomène » : « En France, où les femmes sont particulièrement exposées au chômage et au temps partiel, cela montre leur volonté de ne pas décrocher. Elles réclament leur place. » Et la prennent…

Ils développent l’employabilité.

Certaines personnes, exclues durablement du marché du travail, cumulent certaines difficultés (sociales, psychologiques, santé, linguistiques…). A première vue, il peut sembler difficile de les faire renouer avec l’emploi. Pourtant des employeurs relèvent ce défi ; ils appartiennent au secteur de l’Insertion par l’Activité Economique (IAE)

De quoi s’agit-il ?

L’IAE est un secteur de l’économie sociale et solidaire et revendique l’emploi pour tous. Les structures de l’IAE (SIAE) proposent ainsi des contrats de travail aux personnes très éloignées de l’emploi. Par ailleurs, elles apportent à ces personnes salariées un accompagnement social et professionnel pour valider un projet  ou simplement réaliser une une formation qualifiante ou diplômante.

L’objectif à terme étant de permettre à ces personnes de renouer avec l’emploi durable.

Retour d’expérience :

S.  a 27 ans, il est originaire du Sénégal où il aidait son oncle Mécanicien. En France, il est seul, logé provisoirement dans un foyer d’hébergement. Son rêve, devenir un jour mécanicien en obtenant son CAP de mécanique automobile. Mais avant cela il doit trouver un travail, avoir un salaire pour payer sa chambre dans le foyer qui l’accueille. En effet, si il trouve du travail, il peut accéder à un hébergement durable qui lui permette de réaliser son projet professionnel.

Trouver du travail sans renoncer à son projet…comment faire ? Trouver du travail quand on n’a aucune qualification et pas d’expérience à vendre…

Et pourtant une solution existe : des entreprises qui recrutent sans qualification et qui vous permettent en parallèle de travailler sur votre projet de formation qualifiante, voire qui vous y préparent. Ce sont des entreprises d’insertion qui pratiquent l’insertion par le travail.

C’est la solution trouvée pour S., Il sera recruté à temps plein (35h) dans le cadre d’un contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) par une entreprise – d’insertion – spécialisée dans le tri de déchet. Ces contrats sont signés pour une durée allant de 6 mois à 24 mois.

Sur son temps de travail, S. rencontrera régulièrement le conseiller d’accompagnement social et professionnel de la structure, afin de faire le point sur ce qui lui est nécessaire pour la réalisation de son projet. Ainsi, il commencera en parallèle une remise à niveau en français et mathématiques pour se préparer aux tests de niveau qu’il devra passer pour accéder à la préparation de son CAP mécanique dans 10 mois. Son contrat de travail sera renouvelé jusqu’à son entrée en formation qualifiante.

Qui sont ces employeurs :

  • Des Associations Intermédiaires et des Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion : qui font de la mise à disposition de personnel auprès des particuliers ou des entreprises
  • Des Chantiers et des Entreprises d’Insertion qui produisent et commercialisent des biens et services.

A travers leurs activités, un certain nombre de ces structures s’inscrivent dans un véritable projet sociétal en défendant des valeurs liées à la protection de l’environnement, au commerce équitable, à la solidarité internationale…Responsabilité Sociétale et Environnementale.

Quelques Illustrations parmi tant d’autres…

Ecologie urbaine :http://www.aufildeleau.eu/spip.php?rubrique3

http://www.association-espaces.org

Commerce équitable : http://www.altermundi.com/

Solidarité internationale : http://www.ateliersansfrontieres.org/spip/

Imprimerie : http://www.alpesarl.com/

Restauration/Evènementiel : http://www.groupe-sos.org/centres/59-L_Usine

Dans la longue litanie de nos maux professionnels : chômage de masse et durable, déficits sociaux, absentéisme record, harcèlements, faible qualification, carrières professionnelles trop brèves…le stress et la souffrance professionnelles sont devenus des constantes du discours médiatique, un mal rampant qui semble guetter chaque travailleur et dont les pouvoirs publics prennent désormais la mesure.

Il faut évidemment se demander pourquoi en France on semble tant être stressé par le travail, pourquoi aussi quelques années après leur installation en France des entreprises étrangères socialement avancées ou responsables (suivez notre regard) deviennent des employeurs ordinaires peu soucieux de la qualité de vie de leurs salariés ?

Tout d’abord qu’appelle-t-on le stress professionnel ?
la définition élaborée par les partenaires sociaux lors des accords de 2008 a le mérite d’être simple et claire :

« Le stress  survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face…. »

Le stress est donc une réaction psychologique face à des contraintes dans un environnement professionnel donné (nous oublierons ici le stress des départs en  vacances ou durant les courses au supermarché !)

Pourquoi les travailleurs français sont-ils stressés et le sont-ils plus que leurs voisins européens ?

  1. Ils sont stressés car ils ne comprennent plus (ou de moins en moins) le sens de leur travail. Tout être humain doit appréhender son travail dans sa globalité mais la société taylorienne ne donnait pas du sens au travail, elle recourait simplement à une main d’œuvre interchangeable et corvéable. Cette parcellisation des tâches perdure non seulement dans l’industrie (où elle est née) mais elle  s’étend désormais aux métiers de service (plateaux des call center ou caisses de supermarché). Si les besoins et aspirations des travailleurs se modifient les méthodes de management ou d’organisation quant à elles  ont du mal à suivre les aspirations nouvelles des travailleurs,
  2. Ils sont stressés car ils n’ont pas l’impression que leurs efforts et leur implication sont reconnus à leur juste valeur. Dans un pays où depuis l’école on décourage plus qu’on encourage il est rare d’entendre des paroles de remerciement pour un travail. Les cadres sont de moins des encadrants mais plutôt des spécialistes et les instances de médiation ou de participation font défaut partout. Les syndicats ne représentent quant à eux que 5 % des salariés du privé et n’ont guère d’autres pouvoirs que celui de bloquer ou de dire non.
  3. Ils sont stressés parce qu’on ne leur donne pas suffisamment de temps (les délais) ou d’espace (open space) pour travailler dans de bonnes conditions. Quand dans les années 90 dans nombre de services fonctionnels  il y avait 3 personnes les chasseurs de coûts en ont écarté deux et désormais on ne pare plus qu’aux urgences sans pouvoir anticiper ou maîtriser les dossiers.
  4. Ils sont stressés parce que dans un environnement complexe et exigeant chacun a besoin de temps de réflexion, de partage d’expériences ou d’expérimentation. Ces temps sociaux devraient être ceux de la formation professionnelle mais celle-ci est très peu continue en France. Six ans après la réforme de 2004 la formation ne reste qu’un ajustement contingenté et superficiel  au poste de travail réservé à une minorité de travailleurs. Ceux ne peuvent exercer simplement et régulièrement leur Droit à la Formation (DIF),
  5. Les nouvelles technologies et en particulier l’Internet facilitent la communication mais sont aussi sources de stress. Elles abrogent les distances et  le temps mais réclament une disponibilité totale : répondre aux mails trop vite (grave erreur), jongler avec le portable, le téléphone fixe et les clients est le lot commun des travailleurs de l’information,
  6. Ils sont stressés parce que la vie dans les grandes agglomérations est stressante : quand on emprunte la maudite ligne A du RER (mais la B n’est pas forcément une ligne touristique) ou qu’on retrouve tous les matins pendant des heures des milliers  d’automobilistes sur sa route avant espérer gagner son lieu de travail, le chemin de l’entreprise devient une route pavée d’énervements et de tensions diverses (les travailleurs rentrant chez eux le midi pour déjeuner en province ne connaissent pas leur bonheur) ,
  7. La réduction du temps de travail a également une responsabilité dans ce stress généralisé. Elle a raccourci le temps de travail mais pas les tâches qui demandent temps,  concentration et ne souffrent aucunes approximations ou décisions hâtives,
  8. Les rapports au travail sont devenus conflictuels.  Il est difficile d’être bien au travail si votre employeur n’a pas confiance en vous mais aussi si vos salariés profitent d’un droit du travail protecteur pour « buller » ou faire semblant de travailler.
    Le code du travail protège les salariés (les plus intégrés surtout avec leur CDI) mais il ne laisse quasiment aucune marge de négociation ou de discussion aux partenaires sociaux. Tout est strictement encadré, règlementé. En France, le contrat de travail semble le lien définitif identique à celui qui liait le serf à son seigneur.  Il est difficile (et coûteux) de dénouer sereinement un contrat de travail (même si la récente rupture  conventionnelle améliore la situation).
  9. Une certaine déresponsabilisation du corps social et des entreprises qui se reposent sur l’Etat providence ou  la collectivité pour prendre en charge les pathologies liées au travail. Un arrêt maladie ne devrait pas servir à gérer le stress, les difficultés professionnelles ou à guérir le  harcèlement, c’est pourtant notre principal (et coûteux) remède hexagonale,
  10. Le salariat et ce  fameux lien de subordination,  généralisé durant le  XX ème siècle,  est désormais mal supporté par les travailleurs. Ils veulent prendre des initiatives, être reconnus dans leur vie et leur travail, devenir autonomes et qu’on leur fasse confiance. Le travail indépendant  a un formidable avenir tant il correspond aux aspirations de nombreux citoyens  qui ne souhaitent plus aliéner leur liberté pour une bien illusoire sécurité professionnelle
  11. Le coût du travail est très (trop) élevé en France, nous sommes parmi les pays riches celui où le travail est le plus coûteux et les entreprises ont désormais toutes les peines à créer des richesses en  35 heures de travail par semaine, 5 semaines de congés payés par an et des jours fériés et congés plus  nombreux qu’ailleurs. Ce qui était possible quand la concurrence était faible et les frontières économiques fortes ne  l’est plus au temps de l’Internet (qui rapproche les hommes mais les met aussi en concurrence pour le travail).
    Un salarié agricole revient à 7,50 € par heure en  Allemagne contre 11 € en France. Chez  Renault le salaire horaire chargé d’un ouvrier  est de 35 € en France, moins de 2 € par heure (charges comprises) en Turquie dans une autre usine de la marque.

Le stress existe donc dans notre pays, il est multiforme (ne peut-on également évoquer le stress particulier de ces « travailleurs » sans réel affectation ni tâches et qui s’ennuient tout au long de leur interminable journée dans un improbable placard) multi-causes  et touche toutes les catégories professionnelles du livreur de pizza à l’industriel dans sa PME.  Sortir de cette spirale dépressive ne sera pas facile car les listes rouges, vertes ou oranges du ministère du travail n’y suffiront pas, nous devons reconstruire tout notre modèle professionnel et économique pour ce nouveau siècle.
L es vingt ans ou trente ans de retard social de notre pays ne pourront être comblés et dépassés que si nos concitoyens  acceptent de changer, de (se)faire confiance, d’évoluer et d’épouser enfin leur siècle.

Deux articles parus récemment dans la presse nous apprennent coup sur coup que la qualité des voitures françaises est de plus en plus mal perçue à l’étranger  et que l’Ile-de-France est la seule  région française comptabilisée  parmi les 40 régions les plus développées d’Europe (la région de Prague dépassant même notre région capitale !). En ces temps de débats sur le déclassement français il est peut-être temps de s’interroger sur les raisons de nos reculades économiques et sociales.

S’il n’y avait que l’automobile où nous avions cessé de briller !

Mais il y a l’agro-alimentaire avec nos produits truffés de pesticides et d’engrais chimiques quand les marchés solvables réclament du bio et du durable, nos vins incompréhensibles et sulfatés, nos centrales nucléaires devenues non compétitives à force de malfaçons et de délais dépassés, nos produits moyens de gamme sans débouchés évidents.

La France est un pays moyen, positionné sur ce mythique consommateur moyen des années 70. Ce type de consommateur a malheureusement quasiment disparu des étals. Le low cost impossible à produire en France investit les marchés émergents (mais aussi notre pays) et sur le haut de gamme nous avons de moins en moins de crédibilité (si l’on met de côté le secteur du luxe et du tourisme, exceptions hexagonales qui ne peuvent faire travailler tout un pays).

Les français semblent s’être arrêté aux normes NF des années 70 alors que celles-ci sont très éloignées des standards mondiaux de qualité.
Avec une école médiocre et déphasée, une formation professionnelle décalée et endogame, une ambiance sociale à tirer au couteau, un droit du travail bouffi et illisible, des budgets sociaux à la dérive et la moitié des français qui appellent de leurs voeux une économie dirigiste à la soviétique nous courrons le risque de devenir un acteur de seconds rôles dans l’économie mondiale (qui est une compétition qu’on le veuille ou non).

La France pourrait bien être l’homme malade de l’Europe (évidemment il y a pires élèves que nous : la Grèce , l’Italie ou le Portugal pour nous rassurer) mais les seuls responsables de cette situation ne sont-ils pas les français qui jouent depuis des lustres aux enfants gâtés, parfois arrogants et donneurs de leçons avec leurs prétendus meilleurs systèmes sociaux ou économiques au monde.

Sans d’énormes efforts (que bien peu semblent prêts à faire, voir le dossier des retraites depuis 25 ans) notre pays s’enfoncera toujours plus dans la crise, les archaïsmes et les déficits.

Le bilan apprenant de notre pays est affligeant (surtout si l’on considère les sommes dépensées annuellement près de 150 milliards d’€ par an dans l’Education initiale et dans la formation).

En France 15 % de la population est illettrée, des millions de travailleurs (près de 3 millions en fait) ne savent pas déchiffrer un texte simple, 50 % des salariés ne savent pas chercher et exploiter une information sur Internet, 80 % des salariés ne maîtrisent pas l’anglais (ils en sont restés au niveau faux débutant), 60 % des salariés n’ont jamais accès à la formation.
Nous prenons de généreuses mesures mais les Lois ne sont pas appliquées, les salariés sont dans la défiance, les syndicats pensent à autre chose.

Dans les médias, le message est un massage avait écrit Marshall Mac Luhan, n’en avons nous pas l’illustration flagrante depuis 30 ans en France où nous nous payons de mots tout en étant incapables de nous hisser au niveau des standards mondiaux ?

Ps : Un dernier élément de réflexion pour clore avec l’automobile : Les coréens travaillent 2 300 h par an (ce sont les champions du monde du temps de travail), les français 1 500 h environ (et sur une période professionnelle très courte de 25 ans) on peut dès lors comprendre pourquoi nos voitures vite (et parfois mal) construites ne font plus recette face aux Kia, Huyndai, Daewoo, Ssanyong, Samsung et autres productions mondialisées.

Le risque psychosocial est, depuis 2007, la première cause de consultation pour maladie professionnelle

  • Un salarié sur deux travaille dans l’urgence,
  • Un sur trois reçoit des ordres contradictoires,
  • Un sur trois déclare vivre des situations de tension dans ses rapports avec ses collègues ou sa hiérarchie.

Le stress au travail est « une affaire de manager, pas de docteur » estiment les auteurs du rapport Bien-être et efficacité au travail.

Le rapport remis mercredi au Premier ministre a stressé les dirigeants d’entreprises mal notées. Il est impossible, hélas, de savoir qui est pointé du doigt car, 24 heures après sa diffusion sur le site du ministère http://www.travailler-mieux.gouv.fr, la liste rouge a disparu ! Elle reste néanmoins disponible sur la toile et par exemple sur le blog Miroir Social.

Que préconisent les auteurs ?

Les   auteurs  préconisent,  que la  rémunération  des dirigeants soit liée à la  performance sociale ,  via  des indicateurs mesurables : santé,  sécurité, conditions de travail, turn-over,  satisfaction des salariés, mobilité choisie, développement des compétences, employabilité …….

Le stress un risque  psychosocial ,comme le risque cardiovasculaire !

Le risque psychosocial englobe de nombreuses situations : stress,harcèlement moral, violence, souffrance, suicide, dépression, troubles musculo-squelettiques…….

Une étude réalisée en France par l’INRS (Institut national de Recherche et de Sécurité) estime  que « le coût direct et indirect du stress peut être évalué entre 830 et 1 656 millions d’euros par an », ce qui représente de 10 à 20 % du budget de la branche accidents du travail / maladies professionnelles de la Sécurité sociale soit à minima 3 milliards d’euros.

Quelles sont les  causes , comment agir ?

Autopsie

Les principales causes sont connues : surcharge de travail, insuffisance de  marge de manoeuvre, consignes contradictoires, pression sur des objectifs,  manque de soutien du management ou des collègues, peu ou pas de reconnaissance du travail, flou dans la définition des taches, autant de stresseurs (la liste n’est pas exhaustives) .

Quels sont les remèdes

Le 1er vise à aider les personnes à développer leur capacité  d’adaptation pour résister via des  programmes de formations tels que : affirmation de soi, gestion des conflits et des personnalités difficiles, gestion du  temps, relaxation …. Ils sont  très utiles et accessibles par le DIF.

Le 2eme a pour objet le traitement, la réhabilitation, l’accompagnement du  processus de retour au travail via  de l’assistance psychologique, des consultations spécialisées   créées dans le cadre de la loi de modernisation

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